Samedi 30 Juin 2007

Le vieux Jardin - 2007

 

 


Synopsis (tirée d'OeX):

Fin des années 90. Hyeon-Wu, la quarantaine bien marquée, sort de dix-sept longues années de prison purgées pour avoir été un activiste socialiste sous la dictature sud-coréenne au début des années 80. De nouveau libre, il apprend que la femme qu’il aimait, qui l’aimait, a été emportée par la maladie, et se voit remettre par sa mère toutes ses lettres qu’il n’avait eu le droit de recevoir pendant sa captivité. Face à l’irrépressible appel de la mélancolie, et à un morceau de son existence définitivement mort, Hyeon-Wu retourne sur les lieux de leur amour, et le revit, trouble, au milieu de ce vieux jardin…

Avis:

Im Sang-Soo revient après le racolage autour du pourtant réussi "une femme coréenne". En effet, quelle dommage d'avoir collé une affiche aussi subversive pour une oeuvre au final emprunte de sensibilité et d'un cynisme salvateur.

Adaptation d'un livre, le vieux jardin confirme à demi mot l'essoufflement de l'Hallyu. Du baclage certaines critiques parleront d'un style propre à son réalisateur. Pourtant, difficile de choisir entre le souvenir des belles choses de cette femme qui à aimé à perte et la dénonciation politique de la dictature sud-coréenne des années 80. Le procédé du flashback anesthésiant trop peut être l'effet tragique recherche?

Beaucoup de gachis pour cette actrice qui me plait beaucoup: Yeom Jeong-A. Repérée dans 2 soeurs en belle maman aussi imbuvable que de l'huile de foie de morue en barre. Puis dans Lovely Rivals en professeur des écoles tendrement aigrie qui battrait une Ally McBeal sous exta au névrosomètre. Et enfin dans Sad Movie, à ma connaissance un des premiers films coréens à effet choir, dans lequel elle tenait le rôle poignant d'une maman trop surbookée pour consacrer du temps à son enfant pourri gaté.

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Jeudi 28 Juin 2007

Amuro Namie - Hello - 2007

La release de l'album PLAY est effective depuis hier. Je n'ai donc plus qu'à attendre une petite dizaine de jours pour recevoir ma copie. Damien exhibe la sienne ou plutôt LES SIENNES sur son site, le petit veinard. Ce qui me fait me dire que j'aurai du commander chez CDJapan. Ou pas. Disparités entre prix jpn et hk obligent.

En attendant, voici le single Hello, sorte de retour vers des sonorités plus familières (proche de Girl Talk). Basses onctueuses et voix suaves. Le clip ne gagnera pas le prix de l'originalité. Mais suffisant pour patienter jusqu'à l'album.

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Mercredi 27 Juin 2007

Dream Theater - Systematic Chaos - 2007

Dream Theater surfe sur le vague du succès.

Fort depuis le fabuleux Scenes from a Memories (vivement la suite): Album concept sous forme de journaux intimes couvrant par fragments la mort mystérieuse d'une jeune femme, DT pousuit sa conciliation entre Rock/Metal/Progressif et accessibilité.

Scenes from... connut pour sequelle l'ambitieux Six degrees of inner turbulence (6 histoires en 6 morceaux dont l'une des pistes durait 40 minutes soit un CD entier) puis leur hommage au Metal avec le Heavy et non moins technique Train of Thought.

Arrive un chaos systématique, oxymore traduisant assez fidèlement le travail de complexité assumé par le groupe. Telle une supernova, ou un corps noir, DT atteint une capacité d'attraction telle qu'il engloutit une myriade de genres musicaux en les remaniant, les remachant, faisant de chaque mesure un moment unique.

Chaque instrument se donne pour sacerdoce de rester enthousiaste, amusant et excitant. Cette propension à la débauche technique agacera aussi bien les musicologues que les simples auditeurs.

Mon approche pour aborder chaque nouvel opus de DT demande pas mal d'abstraction (en même tps, c'est très cérébrale pour ne pas dire geek comme musique). Me concentrant sur un instrument (pourquoi pas la batterie) et de tenter de percevoir la prochaine mesure en s'affranchissant des habituelles alternances couplet-refrain. Sous des aspects confus voire aléatoire, à l'écoute, les morceaux reservent d'innombrables surprises.

Systematic Chaos est de cette trempe mais bien plus. On relève notamment Prophets of War qui fera dresser les oreilles des fans de Muse (cf: le riff de basse galactique qui galope en fond et la rythmique disco. si, si). Le reste se prive de discours et se révèlera à l'écoute.

Densité, richesse, constance: les composantes fondamentales de DT.

alt : http://www.youtube.com/v/EkF4JD2rO3Q
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la télé & Meuah

En réponse à la note d'intention de philin' sur sa passion pour les émissions de télé-chant et son éloge à [ctrl+c][ctrl+v] Julien Doré, moi qui ne suis pas fervent de ses émissions (et donc dans le colimateur de sa note), je ne pouvais que donner de ma petite réflexion.

Au risque de subir vos foudres, j'étais incapable de mettre un visage sur le nom de Grégory Le Marshall, lorsqu'on m'annonça sa mort. Au choix, pour les membres de ma famille avec qui je dinais à ce moment là, j'ai du paraitre complètement stupide ou arrogant. Honte à moi, le déclic (parce que le nom était quand même familier, normal avec le rabattage qu'on en a fait) vint seulement quand la page des meilleures ventes sur amazon m'apparu (au moment de commander berth).

La réalité, c'est que je ne consacre pas de temps à ces émissions. Musicalement, je n'accroche pas. Bien qu'ayant noté, une évolution plutôt rock (de toute façon, depuis 2 ans, le rock est de nouveau tendance) avec la promo d'Estatoff, l'inoffensivité des compositions de la nouvelle star et les standards choisis m'ont toujours laissé de marbre.

Est porté aux nues l'interprétation, or moi ce qui m'intéresse, c'est aussi et avant tout la recherche sonique, la prise de risque. Quel risque y a t-il à reprendre un tube qui a vendu des millions dans une première vie? de surcroit dans une version convenue?

A la nouvelle star, il n'y a que des chanteurs (chanteuses), où sont les intruments? Je crois à l'ensemble. La nouvelle star est tout l'inverse.

Non décidement, je ne pourrais pas regarder ce genre d'émission plus de 3 minutes 30 (le temps règlemenaire pour la diffusion d'un single calibré).

je vous laisse avec ce que j'écoute en ce moment (soasin - Collapse - 2006). rendez vous à la dernière minute (si vous en avez la patience): la composition se disloque avec des contre-temps de folie. Une tueurie. Et si la télévision française était aussi créative que cette émission peut être que j'amortirais un peu plus ma taxe audiovisuelle.

alt : http://140rain.free.fr/dewplayer.swf?son=http://140rain.free.fr/radio/sounds/Saosin-Collapse.mp3
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Samedi 23 Juin 2007

Soasin - Voices - 2006

C'est un vrai coup de coeur comme il ne m'en arrive plus.

En jouant à Burn Out Dominator PSP, je tombe sur un groupe totalement inconnu de mon vivant (alors que j'ai une data base tout de même bien fournie dans le style). Je ne sais absolument pas s'ils ont fait sensation sur notre continent, ni s'ils ont été rerpis à la nouvelle star mais perso depuis longtemps je n'avais pas autant trippé sur une partition de batterie.

Voices rappelle les plus belles envolées lyriques de Chino Moreno (Deftones) allié au choeur à la Hoobastank (qui eux même empruntait à Incubus). Le tout sur une section rythmique ENORME et toujours les guitares en mur du fond. De même l'excellent seven years met à l'honneur la double pédale et un mash-up schizophrénique à Lost Prophets des débuts.

ça tourne en boucle, un truc de fou de la tête. version Yahoo Live.

alt : http://www.youtube.com/v/BpfNQd_4XWc
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Jeudi 21 Juin 2007

J'irai voir, cet été

Le movie pic de l'été.

Evidemment, No brain powa. Quit à ne pas partir en vacances, accordons cette chance à notre cervelle. Donc voici le programme toile ultra sélec pour cet été. 

Avertissement à caractère utile, comme c'est la tradition pour les films de l'été, les trailers se font une joie incommensurable à spoiler à mort, réduisant les séances à des jeux de collage entre scènes aperçues dans le trailer.

Kransformer: 

Tout gamin a eut des transformers à un de ses anniversaires. Il n'est pas trop tard vous pouvez tjs raqueter dans un square. Un tel film est un rêve pour des millions de gosses. La vue des premières images me laisse à genoux.

Ratatouille:

C'est un Pixar. Le studio montre d'années en années que sa production ne génère pas seulement de la bonne animation mais du bon cinéma tout court. Arriver à faire rêver les adultes et les enfants de cette manière relève de l'exploit au point que les studios concurrents préfèrent prendre des directions tangentes (Happy Feet, l'embourgeoisé Shrek3).

Le boulevard de la mort (Grind House):

Tarantino signe son come-back. Paraitrait qu'il reprend tous les ingrédients dork de ses premiers films. ça a l'air god*mm'motherf*cking cool.

Die Hard 4 (retour en enfer):

Je ne vais pas attendre le prochain rérveillon pour regarder les aventures de John McClane. Le type qu'à remis le Marcel déchiré à la mode et le calibre au chaterton dans le dos... Et maintenant, j'ai une mitraillette, hu, hu, hu.

D'autant que la sculpurale Maggie Q est de la partie.

Les Simpson:

En espérant que le film gardera la férocité des 2 dernières saisons qui ont signé le retour flamboyant de Matt Groening à la direction (aprés l'abandon de Futurama). Le film ne sera pas en troidé.

D'oh.

Les 4 Fantastiques et le Surfeur d'argent:

Je dois faire parti de la poignée d'ignares fans du premier épisode. si, si. L'humour puérile, l'imagerie simpliste de la famille et puis Jessica Alba... Gary Oldman qui s'y connait en méchant avait dit que le charisme de l'ennemi était un élément primordial dans une histoire (Belerophon et la Chimère en somme). Et mouAha, le surfer d'Argent a l'air monstre puissant.

Posted by raindrop at 19:18:07 | Permanent Link | Comments (2) |

Apocalypto (2006)

IMDB


Director Mel Gibson
Plot:
Amazonie, ère indéterminée.
Alors que Patte Jaguar chasse en pleine jungle tropicale avec les membres de son clan, il croise le regard apeuré de villageois "à la recheche d'une nouvelle vie".
Un matin, lui et son village sont attaqués par une autre tribu, semble-t-il beaucoup plus avancée.
Dans quels desseins, dans quelles directions?
Le sort de Patte Jaguar et sa famille bascule.

Genre Action, Adventure, Drama

Avis:

En mode survival des âges farouches, Gibson ne pouvait que faire fureur. On aura beau lui reprocher d'être puritain républicain impénitent à la langue fourchue, le monsieur persiste et signe dans un registre qui lui est familier: le portrait d'homme d'exception.

Le voyage touristique de la première heure pourra paraitre longuet, il reste néanmoins un passage obligé pour peut être se rendre compte des disparités entre tribus Maya, l'errance d'un peuple déporté et un simili d'entrée en Egypte plus qu'évocateur. Gibson et les icônes, une complicité de longue date.

De plus le procédé "regard étranger" trouve en la personne de Patte Jaguar un hôte de première classe. Lui même Maya se fait témoin de la décadence d'un peuple par ses yeux agards, ses étonnements, sa peur.

Le fait qu'on qualifie cette civilisation d'avancée fournit, dès l'incipit, à nos personnages les détails qui les rendront plus attachants. On pense notamment à son compagnon d'infortune dont les soucis de fertilité (audacieusement mis en scène) nous interdisent de repousser. Et, c'est aussi une force de Gibson, au délà des scarifications, piercings et tatouages, l'on perçoit la chaleur de l'humain, ce qui fait sa nature ingénue.

Gibson refait ce qu'il fait de mieux: décrire la solitude des êtres choisis par (au choix) le hasard, le destin, la providence, la volonté divine avec cet amour pour le genre humain qui transparaissait depuis Mad Max, jusqu'à la Passion et en passant par Braveheart.

Cet amour chez Gibson se traduit par une mise en scène qui flatte l'intelligence du spectateur pour ne pas dire, qui lui fait confiance dans les moindres détails. Et comme Gibson, on a envie de croire à ce genre humain plus grand que l'obscurantisme et l'aveuglement, un genre humain éclairé et lorsque menacé, redoutable.

Rating ★★★★☆

Posted by raindrop at 08:05:14 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi 20 Juin 2007

A la verticale de l'été - 1999


synopsis:

Hanoi, Vietnam. à l'approche d'une cérémonie funéraire 3 soeurs se réunissent. Pendant la préparation du repas et pendant que les hommes papotent, les femmes se font les confidences les plus intimes avec la pudeur et la retenue d'antan.

Pourtant, au delà de ce consensus de façade se trament les intrigues les plus secrètes.

Avis:

3 soeurs, trois étapes de vie, plusieurs interrogations et autant d'enjeu. Analyse social d'un pays asiatique que je ne connais pas, le film dessine en filigrane les codes et les règles de bien séance du Viet Nam. Merci au réalisateur qui ne nous prend pas pour des attardés et évite le mode encyclopédique.

Au rythme des siestes, comme se plaisent à dire les critiques, le film soulève une interrogation inhérente à beaucoup de civilisations: nos parents ont ils toujours vécu en harmonie. A l'occasion de cette cérémonie funéraire, les 3 femmes au croisement de leur vie s'interrogent sur leur propre secret.

N'étant pas friand de critique de meurs, j'ai regardé le film sans trop m'impliqué et je vous avouerais que l'esthétique tient certes du maestria et offre au Viet Nam une carte postale mémorable mais au delà de celà, je n'en retiens rien. Tran Anh Hung tente d'universaliser un tabou familial (ça rappelle Maupassant) mais son processus le rendant banal (plutot que de s'engouffrer dans les us et coutumes du Vietnam) du coup lui fait perdre toute sa force dramatique.

Par la suite, arrivé au climax du film, le moment où éclatent les douloureux secrets, la mise en scène ou le rythme ne m'ont pas permis d'adhérer.

Dommage.

Pour me rattraper, je verrais L'odeur de la papye verte.

Posted by raindrop at 07:41:53 | Permanent Link | Comments (0) |

Otakus in Love aka Koi no mon (2004)

IMDB


Plot
Mon est un mangaka d'un genre particulier: ses oeuvres sont réalisés sur des pierres.
Koino est une office lady ordinaire... en apparence. En secret, elle cultive une passion pour les manga et le cosplay. Lorsque Koino écrase la main de Mon de son talon de 8 cm et que le pauvre puceau est ébloui par les tournesols de sa culotte, c'est le début de rencontre du 3e type.
Que peuvent bien faire 2 otakus entrant en parade?
Une belotte?
CastRyuhei Matsuda, Wakana Sakai

Genre Romance, Comedy, Drama

Avis:

Otakus in love introduit une comédie d'un genre nouveau: l'environnement est otaku. Après le succès de Densha Otoko qui permit à une frange de la population de s'assumer en temps qu'adeptes d'une certaine sous-culture du Japon, voici la comédie d'otakus pour otakus.

Ici, point de regard condescendant ou de tentative explicative (Densha et le drama Akihabara @ Deep firent le boulot de grunt), la plongée s'effectue sans echauffement, ni préparation. Attention donc à l'hydrocution. Celà aura pour effet de décourager les moins patients d'entre nous.

Les autres pourront toujours se rabattre sur une comédie déjantée, inventive mais au rythme qque.

Une composante habituelle dans les comédies japonaises est l'inoffensivité du propos. Otakus... est un grand 8 montant dans les hautes sphères de l'improbable, croisant la romance mielleuse e tle kitsch assumé mais au final le propos demeure convenu, bien loin des comédies féroces à l'anglo-saxone.

Même sans manger de ce pain là, Susuki Matsuo n'étant pas Nakashima de qui l'on doit Kamikaze Girls et Matsuko, à force de vouloir banaliser otakittude, il échoue à faire de ses marginaux des êtres d'exception ceux dont on aurait voulu serrer la main ou serrer contre soi comme on le fait pour les grands de ce monde.

On termine Otakus.. avec un faible "tout ça pour ça".

Dommage.

img tirés de shuqi.org

Rating ★★★☆☆

alt : http://www.youtube.com/v/3DCUkh5rQAQ
Posted by raindrop at 07:01:00 | Permanent Link | Comments (0) |

Mardi 19 Juin 2007

Finch - What it is to burn - 2003

Dans les premières années de la mouvance emo, Finch figurait parmi les formations les plus prometteuses. Sorte de The Used en plus accessible, leur composition bénéficiait d'une production privilégiant la puissance à la précision.

Les morceaux ne lésinaient pas sur la double pédale et les hurlements. De quoi rassasier mon appétit pour un rock imprévisible, insaisissable, organique en somme.

En témoigne ce What it is to burn ouvrant le feu sur les cris, une batterie en mode bombardement et un mur de guitare apocalyptique. Un genre d'introduction en forme d'épilogue? Le talent du groupe est d'arriver à enchainer ensuite un refrain qui se sifflote facilement sous la douche.

Les finch souffrirent longtemps d'une image de cul bordé de nouilles du fait que leur jeune frontman, nate, aurait obtenu la signature chez le label Drive-Thru Record grace à du piston. Finch s'est séparé en 2005.

Posted by raindrop at 23:47:26 | Permanent Link | Comments (0) |
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