
Pour continuer dans le petit
listing d'artistes Jpop que Raindrop
affectionne, voici celle par qui il a connu le genre. Bien que son rayonnement médiatique diminue inversement avec son âge, elle demeure certainement un personnage emblématique du circuit.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est en écoutant une de ces chansons que je l'ai découverte et non en regardant un de ces nombreux clips. La chanson s'appelle Memorial Address et constitue certainement le pic de sa carrière.
1998. Sa carrière commence quasiment quand déclinait celle de Namie Amuro. Avex Trax, la puissante maison de disque a besoin d'une nouvelle vache à lait et la repère (en boite) en la personne d'une Idol qui n'était pas disposée à chanter (contrairement à Namie qui a fait l'école de talento d'Okinawa).
Un père en fuite et une éducation vocale amateure, Ayumi est le triomphe de la maison de disque sur l'intégrité d'artiste. De 1998 à 2002, on ne voit qu'elle: pubs, MTV awards, plateau télé, magazine, sa propre marque de vetement, sa propre figurine en SD, sa propre émission de télé, égérie chez Panasonic (bingo pendant les jeux de Nagano), Suntory, Morinaga.
Ses productions frénétiques tombent à échéance d'une régularité affolante: 1 single tous les 2 mois (souvent 3 titres dans le classement), un album tous les 2 ans, 2 DVD concerts par an dont un spectacle annuel célébrant le nouvel an. Mais attention, ces concerts là ne se tiennent que dans des salles de sport ou... des stades.
Ayumi en concert, c'est la démesure; un show live à la broadway avec 10 costumes et autant de tableaux, décors à la Las Vegas, et je me plais à dire que c'est pour palier ses carences en chant et ... en sex appeal.
2001 marque une étape importante (la plus intéressante), Ayumi commence à écrire ses propres textes (sous le pseudo de Crea). I am est l'album de l'entre deux.

2002 la presse la dit fachée avec sa maison de prod. Elle accouche ensuite de Memorial Address, mini album (entorse à la production habituelle) qui explore des voies nouvelles pour Ayumi: le rock semble être un genre bcp plus perenne que la pop song qui par nature déperit avec les modes. L'année suivante célèbre son 30 single, occasion célébrée en concert... DVD, le A-Museum, certainement sa meilleure performance (pas trop de faute de ton, ni trop de gaffe scénique, elle semble mieux maitrise son souffle et du coup sa voix nasale devient plus supportable).
2003 voit également le retour de Namie mais la confrontation n'aura pas lieu, celle-ci ayant choisi une voie musicale radicalement différente. Dans le même moment, une nouvelle pouliche de la maison de disque débarque: (la vache) Koda Kumi.
D'une régularité métronométrique, Ayumi continue les releases mais l'heure de la remise en question arrive: 25 ans l'âge critique. Après un album en catimini (My Story - 2005) et un bide monumental (Miss Understood - 2006) malheureusement, aujourd'hui Ayumi se cherche et ne se trouve pas.
Depuis maintenant 3 ans, elle ne gagne plus la récompense qui fut la sienne pendant près de 10 ans au MTV award: celle des meilleures ventes. Les fans se font discrets et le succès de l'autre pouliche occulte petit à petit celui d'Ayu. Son issue: s'exporter (ce que Namie a déjà fait) dans le reste de l' Asie.
L'authenticité et sa spontanéité en concert rattrapent ses erreurs au chant et ses fautes de goûts (elle s'habille chez Tati). Avec celà, elle compose certains de ses textes et a mené une carrière oscillant brillamment entre besoins commerciaux et recherche sonique.
Ayumi connut son heure de gloire à l'époque de Memorial Address, mini album quasi expériemental composé de textes personnels: sortant de la pop, elle s'aventura dans la dance, le R'nB et le rock. Elle eut le chic pour concilier titres ultra téléphonés voire kitch et titres beaucoup plus risqués à la limite du suicide commercial.
On se souvient notamment du coup de Fairyland (1e face A: le tube de l'été 2005) livré avec Alterna (2e face A: sorte de Rock, croisement improbable de Madonna avec Garbage). Idem pour Humming sorte de single ovni jouant dans la cours hard rock dans une discographie pourtant calibrée pour MTV Japan.
Memorial Address (2004): prestation poignante s'il en est!
Because of you (2003): collant filé, crête punk et look destroy...
Humming 7/4: quand le hard rock se veut festif
M: rien que pour la robe!
Ourselves: incursion RnB, glauque et revendicatif... featuring Tarkan?
Heaven: le clip en un seul plan séquence et OST de Shinobi (actuellement dans les salles )
Biographie de chez Linza.
Commentaires récents
bas non, je suis pas belle.
M
Boredom, probably.
ho
ca a l'air en fonction ce blog , pkoi demen
la bougeotte!
Tu serais pas le Carl Lewis du blog-dem