dark tranquillity - fiction -2007
Dark Tranquillity, oxymore venu de suède wagon de tête d'un genre musical obscur et non moins extrême donc fascinant: le death metal mélodique. Aussi surprenant que celà puisse paraître, le genre se veut à la fois glauque et... émouvant.
Et je l'avoue, ce genre musical fait passer Steeve Estatoff de la Nouvelle Star pour un piaf d'opérette. Je ne cache pas que Dark Tranquillity ne s'écoute pas pour un goûter d'anniversaire. Seulement un gouter Viking, alors.
L'entreprise de ce billet consiste à fournir les clés pour apprécier ce genre et implique votre libre participation parce qu'il est bien trop facile de repousser la moindre musique dès lors que l'on n'en saisit ni les tenants, ni les aboutissants.
dt, dans le circuit metal, acquit au fil des années une réputation solide. Leur production accouche généreusement d'une galette tous les 2 ans et force est de constater que les suédois enfoncent le genre à chaque prod.
Fiction ne fait pas exception. Il réussit non seulement à offrir au groupe un son digne de ce nom: les claviers trouvent enfin leur place dans le spectre déjà chargé de leur aventure sonore et la grosse caisse de la batterie parle enfin à votre diaphragme, ce qui pour tout métalleux qui se respecte a son importance.
Les compos ne dérogent pas au genre: riffs de batterie à la brutalité scandinave, guitares aériennes oscillant entre les crépitements et le rugissement moteur, voix caverneuse à vous en glacer le sang.
dt sait pourtant se faire insaisissable avec des passages généreusement arrosés de claviers pianotant insufflant à l'ensemble une dimension oubliée depuis Haven (mon album favorit qui avait notamment introduit les claviers et une ère de modernisme dans ce genre musical digne du néolytique, surdoué le néolytique tout de même).
Creusant le fossé entre l'architecturisation mathématique des morceaux, les mélodies éthérées du duo clavier/guitare, la vitesse d'execution conduisant tout droit à un effet de transe, les titres de fiction conduisent l'auditeur à une émotion teintée de peur, d'angoisse, de rage et de mélancolie.
Les hurlements alernés avec le chant clair confère une dimension plus large au spectre balayé par le groupe et le trio de voix (j'ai cru reconnaitre Théâtre of Tragedy) de The magics and the Mundane révèle un groupe toujours porté sur l'expérimentation.
Avis de spécialiste ici, là ou là.(Le dernier c'était plutôt un fan Hardcore)
Le feeling du Handbang jamais très loin raindrop ne peut s'empêcher de secouer la tête à l'heure où il tape ce billet et l'album lui rappelle furieusement l'époque insousciente de ses cheveux longs.












Commentaires récents
bas non, je suis pas belle.
M
Boredom, probably.
ho
ca a l'air en fonction ce blog , pkoi demen
la bougeotte!
Tu serais pas le Carl Lewis du blog-dem