Lundi 30 Avril 2007

dark tranquillity - fiction -2007

Dark Tranquillity, oxymore venu de suède wagon de tête d'un genre musical obscur et non moins extrême donc fascinant: le death metal mélodique. Aussi surprenant que celà puisse paraître, le genre se veut à la fois glauque et... émouvant.

Et je l'avoue, ce genre musical fait passer Steeve Estatoff de la Nouvelle Star pour un piaf d'opérette. Je ne cache pas que Dark Tranquillity ne s'écoute pas pour un goûter d'anniversaire. Seulement un gouter Viking, alors.

L'entreprise de ce billet consiste à fournir les clés pour apprécier ce genre et implique votre libre participation parce qu'il est bien trop facile de repousser la moindre musique dès lors que l'on n'en saisit ni les tenants, ni les aboutissants.

dt, dans le circuit metal, acquit au fil des années une réputation solide. Leur production accouche généreusement d'une galette tous les 2 ans et force est de constater que les suédois enfoncent le genre à chaque prod.

Fiction ne fait pas exception. Il réussit non seulement à offrir au groupe un son digne de ce nom: les claviers trouvent enfin leur place dans le spectre déjà chargé de leur aventure sonore et la grosse caisse de la batterie parle enfin à votre diaphragme, ce qui pour tout métalleux qui se respecte a son importance.

Les compos ne dérogent pas au genre: riffs de batterie à la brutalité scandinave, guitares aériennes oscillant entre les crépitements et le rugissement moteur, voix caverneuse à vous en glacer le sang.

dt sait pourtant se faire insaisissable avec des passages généreusement arrosés de claviers pianotant insufflant à l'ensemble une dimension oubliée depuis Haven (mon album favorit qui avait notamment introduit les claviers et une ère de modernisme dans ce genre musical digne du néolytique, surdoué le néolytique tout de même).

 

Creusant le fossé entre l'architecturisation mathématique des morceaux, les mélodies éthérées du duo clavier/guitare, la vitesse d'execution conduisant tout droit à un effet de transe, les titres de fiction conduisent l'auditeur à une émotion teintée de peur, d'angoisse, de rage et de mélancolie.

Les hurlements alernés avec le chant clair confère une dimension plus large au spectre balayé par le groupe et le trio de voix (j'ai cru reconnaitre Théâtre of Tragedy) de The magics and the Mundane révèle un groupe toujours porté sur l'expérimentation.

Avis de spécialiste ici, ou .(Le dernier c'était plutôt un fan Hardcore)

Le feeling du Handbang jamais très loin raindrop ne peut s'empêcher de secouer la tête à l'heure où il tape ce billet et l'album lui rappelle furieusement l'époque insousciente de ses cheveux longs.

alt : http://140rain.free.fr/dewplayer.swf?son=http://140rain.free.fr/Dark_Tranquillity-Terminus.mp3
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Children of Men (2006)

IMDB


Director Alfonso Cuarón

Plot:
Londres, Grande Bretagne.
Dans un futur proche, en proie à la fermeture des frontières et au communautarisme, l'infertilité du genre humain décime tout espoir par la nouvelle de la mort du benjamin de la planète. Pour la population vieillissante de la Terre, la disparition de ce symbole constitue un choc brutal.
Theodore Faron, fonctionnaire blasé, cynique et solitaire, semble pour sa part indifférent à la nouvelle. Jusqu’à ce que des membres d’une cellule terroriste en faveur des droits des réfugiés clandestins, refasse irruption dans sa vie et réveille sa fibre militante.*

Cast Clive Owen
Genre Adventure, Drama, Sci-Fi, Thriller

Avis:

Quel serait le rapport à la vie si les hommes/femmes souffraient d'incapacité à procréer? Comment serait considéré la maladie dans un contexte où la vie devient... vitale? Avons nous regarder en face la décision d'une fermeture des frontières? Sous quelles conditions est on légalement immigrés?

Children of Men est une leçon de cinéma d'anticipation.

L'axiome du genre: prendre un fait ou une théorie contemporaine et l'extrapoler, jusqu'à son absurdité pour mieux critiquer, mettre au pied du mur et convaincre.

Children... s'attèle à la fermeture des frontières et l'intégrisme d'une autorité totalitaire face à l'immigration en réponse à l'infertilité des hommes. Comment l'infertilité est liée aux quotas d'immigration?

De manière absurde tout comme la décision de "ne pas subir" une immigration. L'on insère toujours le pouce avant de foutre le reste (voilà pour mon apparté politique, promis, je ne recommencerai plus).

Les couleurs désaturées semi réalistes, le parti pris low tech (en opposition au high tech) et le traitement documentaire de la photographie contribue à restituer un futur pas si proche que ça et au contraire très contemporain. Quel plaisir de se laisser raconter l'univers dans lequel se promène cet ENORME Clive Owen, monstre de charisme british, révélé au grand public par le clinique et ténébreux, Closer (entre adultes consentants).

Il aurait été le comédien briton le plus charismatique, si Gerard Butler n'avait pas tenu le rôle de Léonidas dans 300, si l'on commet l'entorse de considérer l'Ecosse comme partie du Royaume Uni. Allez! entorsons avec joie!

Cuaron, le réalisateur, flatte le spectateur par la subtilité de son script et laisse au contexte le soin de se raconter par des touches impressionnistes: par des inscriptions sur les murs, par des fonds sonores ou par des décors fouillés. Contrairement à Masamune Shirow, le mangaka considéré comme un demi-dieu par les fans d'anticipation, Cuaron ne se sent pas obligé de tout expliquer par des passages encyclopédiques chiants, maladroit, elitistes (comme un bagage indispensable à avoir pour regarder le film) et qui insultent l'intelligence du spectateur. Non, rien de tout ça.

Ici, les plans parlent d'eux même et l'univers se vit et se raconte de lui même. Les plans séquences dont l'effet coup de poing confère une intensité aigue au récit m'ont fait serré mon coussin en poussant des "put*ins..." d'ébahissement. RDV au dernier plan séquence: dans une ville transformée en camp de réfugiés, guerre civile caméra à l'épaule qui ferait passé Black Hawk down pour une promenade de santé.

Un film d'anticipation à la noirceur inhérente aux films du genre, comme je les aime où l'humanité livrée au salaud politique sombre dans un pessimisme abyssale lié à la déception de l'humain. De cette noirceur luit pourtant un espoir. Infime espoir. Si c'est pas beau comme humanisme ça?!!!

Le box office 2006 ne fit pas justice au film. Rattrapez vous en DVD.

(attention la bande annonce spoile à mort).

Posted by raindrop at 06:43:32 | Permanent Link | Comments (7) |

After the Rain aka Ame agaru (1999)

IMDB


Director Kurosama, le jeune en hommage au plus ancien(!)
Plot :
Alors qu'il tente de traverser une rivière en proie à une crue torrentielle, un ronin et son épouse sont contraints d'élire temproairement domicile dans une auberge occupée par des marginaux.
Entre temps, le samourai au chômage se voit courtisé par le seigneur des terres... au grand désarroi silencieux de son épouse.
Genre Drama

Avis:

Prenez le temps d'un verre. Prenez le temps d'un Santori...*

After the rain, film mythique et atitypique écrit par le grand akira kurosawa et réalisé des décennies plus tard par un homonyme kurosama, invite à son rythme dans un quotidien moyennageux.

Kurosama n'a pas son pareil pour filmer la campagne, ses marginaux et la cast des samurais en plein déclin: le souvenir d'une époque glorieuse, ce besoin humain de connaitre sa place dans le monde et pourtant sans regrets pour le passé.

Le portrait de l'épouse touchera les plus assidus d'entre nous. Cette femme effacée et silencieux, à la rectitude rigoureuse se portera auprès de son mari de samourai comme un soutien indéfectible quand bien même son opinion, qui ne s'exprimera que par subtiles touches, diverge.

Reste un film certes loin de la perfection, on déplorera peut être une lenteur mettant au défi les plus patients d'entre nous. Mais la communion avec la nature (le fait de s'arrêter lorsque la nature gronde), le contexte de changement (l'interdiction des duels) et la crise de couple (l'épouse en désaccord avec son mari) entrecoupés d'un humour propre et rafraichissant dans le touché Japonais confère au film une aura toute particulière qu'il fait bon saisir de son vivant.

*Lost in Translation

Posted by raindrop at 05:03:41 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi 27 Avril 2007

Yui - My generation - 2007

Est il encore d'actualité de l'appeler la petite Yui?

A peine son album sorti, elle enchaine avec la première face d'un double side A destiné à une paire de génériques série. Yui ne démord pas, le succès appelle le succès.

Dernier single en date, My Generation, dont voici le clip en ddl via Jpop-no-pv, continue sur la lancée d'un pop-rock qui se découvre: rythmique enjouée dans la veine de Rolling Star et instrumentation tranquillement rock à la CHE.R.R.Y.

Yui, dans son humeur boudeuse si familière égrenne ses compositions agréablement.

Je ne vous cacherais pas ma petite déception et vous suggère donc de vous rabattre comme moi sur la série documentaire qui se tint à l'occasion du vingtième anniversaire de la (toute) petite demoiselle. ça se fête puisqu'il me semble que la majorité au Japon est fixée à cet âge.

Etape cruciale pour notre petite chanteuse pop rock fluette préférée, elle qui cultivait jusqu'alors l'image de la petite mignonnette timide et ultra sensible. Yui nous gratifie de moments intimistes inconnus jusqu'alors: ça va de la simple ballade au bord de la mer parsemée de ses petits rires dont la rareté les rend précieux, à la visite du pub où elle travaillait dans sa ville natale de Fukuoka en passant par le studio où elle enregistra justement My Generation.

Pour fêter dignement l'évènement, Yui donna un concert dans le lieu qui a vu naitre ses prémices de carrière: la rue!

voici la playlist qui regroupe les documentaires. Indispensable!

alt : http://www.youtube.com/v/hvBGVlMesBY
Posted by raindrop at 01:46:24 | Permanent Link | Comments (6) |

Mercredi 25 Avril 2007

Elections I & II - 2005

synopsis:

Le clan Wo Sing, une des triades les plus influentes de HK élit son président tous les 2 ans par le biais des "oncles", soit le club des anciens parrains, soit au suffrage non-universel indirect. Lok, gangster propre sur soi, est grand favorit devant un rival énervé et insubordonné.
Comment gagner des voix civiquement dans un milieu qui ne s'y prête pas?

avis:
Pure coïncidence du calendrier ou calcul machiavélique digne de figurer dans Minus et Cortex, Elections I et II se déposaient à Raindrop comme 2 offrandes d'un Johnnie To dont la réputation n'est plus à refaire.

Après être tombé sur une review qui racontait tout des films, je me trouve en ballotage embarrassant entre l'oeuvre indépendante culte et l'ennui forcé.
Les introductions de chaque film ne dérogent pas à la règle du monologue d'intronisation au sacré. Les personnages classes et les dialogues pleins de moral dans un milieux loin de s'y préter confirmaient les ascendants indé du dyptique.

Johnnie To dépeint une triade chinoise avec ses propres éléphants, ses propres dogmes et les teignes pretes à les défier... ds les règles de la famille. Et WTF?

Fictif ou empruntant à la réalité, To apporte une lumière inédite mais pas forcemment intéressante, sur cette pègre romantisée par John Woo et Tsui Hark. L'on parle beaucoup d'un "Parrain" à la chinoise, surtout pour le 2e volet. Ce qui n'est pas volé et même plutôt réussi mais bougrement soporifique.

Le 2e prend une dimension plus politique avec ce rapport à la Mainland China traduisant la crainte d'un peuple à l'orée de la rétrocession, crainte dont Ox en fera un pavé que je vous suggère de parcourir si vous êtes en mal d'assommoir.

Vous l'aurez compris, Elections est loin de remporter tous les suffrages (celle là était facile) et a l'avantage d'agrandir le spectre de la pègre de Hong Kong mais honnetement on n'en a cure.
Posted by raindrop at 23:25:03 | Permanent Link | Comments (3) |

Mardi 24 Avril 2007

reçu ce matin

Votons!
Posted by raindrop at 13:10:35 | Permanent Link | Comments (2) |

Jeudi 19 Avril 2007

MMS

Msg: Diaporama

De: Kepi

Envoyé à: +336******03

21:42 19-AVR-07

Salut on y est c l entract

merci pour le cadeau et le

spectale bisou de nous

deux a+

Deux places pour le Roi Soleil.

Ce que je ne me suis jamais acheté et que j'ai offert de bon coeur à mon grand frère.

Posted by raindrop at 22:12:52 | Permanent Link | Comments (2) |

My Wife is a gangster - 2006

Synopsis:

Diné de gala, où se réunit 2 clans de la pègre hongkongaise. Aryoung, la fille d'un puissant parain du milieu devient rapidement le sujet de dispute de la soirée.
Quelques temps plus tard, un parrain rival est retrouvé assassiné et les soupçons se tournent vers Aryoung.
La guerre inévitablement éclate entre les gangs et par sécurité, Aryoung s'exile en Corée du Sud.

Avis:

Comment fait shu Qi pour se coltiner les projets cinéma les plus vaseux de la planète?

Alors qu'auréolée de la bénédiction de Hou Hsian Hsien, repérée par l'occident depuis le transporteur premier du nom et connue par les internautes de par les moults films circulant sous le manteau, elle réussit l'exploit de continuellement scier la branche sur laquelle elle se perche.

L'effet Guest Star qui aurait pu booster une franchise coréenne fustigée (le premier n'était pas si mal) s'effiloche dès les premières minutes quand on découvre l'oeil idiot des prétendus malfrats, révélateur d'un QI équivalent à celui du bulot cuit. On comprend vite que My Wife is a gangster a décidé de vérifier la théorie que les épisodes 3 mettent un point d'honneur à finir en bouses infâmes.

Film pas drôle - à ne pas confondre avec un film sans humour - My Wife... exaspère, ne se trouve pas, puisque d'ailleurs, il ne se cherche pas et finit de pousser le spectateur a vérifier ses mails après qu'il ait débarrassé la table basse et fait la vaisselle.

Pendant 2h, Shu Qi s'ennuie.

Et le problème, c'est que c'est contagieux au point que Raindrop avait presque de la peine pour elle, cette beauté à la sensualité animale, envoutante dans Millenium Mambo, ultra Kawaii dans Transporteur et... quelconque dans My Wife is A Gangster 3.

Posted by raindrop at 13:22:36 | Permanent Link | Comments (7) |

Mercredi 18 Avril 2007

Waterboys (2001)

Synopsis:

Japon, fin d'année scolaire, lycée pour garçons, 5 adolescents éliminés de compétition ou simplement rejetés, se joignent à un club de natation essentiellement pour la prof super canon qui l'anime.
Seulement, les 5 loosers sont vite abandonnés par le reste de l'équipe et deviennent la risée de l'établissement lorsqu'ils découvrent qu'ils s'agissait d'un club de natation synchronisée.

Le festival du lycée approchant, un encart dans le programme leur est reservé mais... alors que plus aucun soutien ne leur est accordé, nos 5 loosers relèveront ils le défi?


Avis:

Shinobu Yaguchi avait marqué le festival de Cannes de l'année d'alors par ce Waterboys. Et c'est avec une certaine nostalgie que je me mis dans l'idée d'enfin honorer ce métrage.

Résultat: j'ai beaucoup ri. Et à gorge déployé.

Notamment parce qu'avec le monsieur, les recettes les plus simples sont les plus efficaces.
Maitre dans l'ellipse et de la chute en cascade, Yaguchi-san par la fraicheur de son script réussit à éviter les discussions inutiles et livre un film sincèrement drôle, léger (en assumant le grotesque à la manioère des manga) ravivant les instants enviables d'une adolescence heureuse.
Yaguchi-san tient le défi de tourner le banal en un enjeu astronomique, le point vu adolescent où tout détail devient montagne aidant avec une désinvolture désarmante.

Ajoutons à celà, un des premiers rôles de la (très) jolie Aya Hirayama (geisha ultra kawaii de Fighter in the wind et apprenti talento dans haruka 17). Décidément sa petite dent tordue me fait un effet ravageur.

Et dans le leading rôle le nom moins désopilant Satoshi Tsumabuki que l'on retrouvera dans 69, l'adaptation du roman débridé du perturbé Murakami (dont les protégés exposaient à la cité internationale en décembre dernier) et qui fera une guest appearance dans le film prophétisant la fin du monde, le bien nommé fast and furious tokyo drift (rappelez vous: il donne le départ du drift dans le parking).

Il y a si peu à dire de Waterboys mais bien plus à rire. IRRESISTIBLE.

(attention l'extrait, leur première répétition, spoile à mort, mais le plus dur sera pour vos zygomatiques).

alt : http://www.youtube.com/v/rTfucQleYLw
Posted by raindrop at 06:49:55 | Permanent Link | Comments (1) |

Mardi 17 Avril 2007

Nurse Aoi (aka N's Aoi) - 2006


synopsis:
Misora Aoi, fraichement transférée des urgences d'un hopital réputé à une clinique qui l'est beaucoup moins, arrive en retard pour son premier jour.
Dès son entretien d'introduction, l'infirmière en chef lui fait comprendre que la clinique est spéciale et que malgré son passé tourmentée, la vie dans la clinique n'allait pas être de tout repos.
Dans le panier de crabes d'un service où chacun cache ses petits secrets comment Aoi-chan parviendra-t-elle à transformer une clinique entière?

Avis:
N's Aoi repose essentiellement sur les frêles épaules de son interprète, la pétillante Ishihara Satomi. Attention talent!

La demoiselle pourrait être comparée facilement à une Aya Ueto tellement l'age, le timbre de voix (qui nous épargne l'insupportable fausset d'antan) et le physique sont similaires: une bouche enflée au silicone décochant un sourire à la dentition plus que parfaite, des yeux au rayon de courbure tendant vers l'infini et une peau diaphane comme toute bonne japonaise "civilisée".

Satomi se détache de l'image de simple Idol bécasse en portant ce rôle d'une infirmière s'impliquant plus que de raison au chevêt de ses malades où laissent poindre des fragments d'émotion à la pudeur plus qu'appréciables (quand on sait les drama asiatiques propices au débordement lacrymal). Légerté et tendresse, peut être la combinaison que n'a pas encore atteint Aya Ueto, sauf peut être dans le (très) décalé Install (edit// j'ai remis la review d'install en ligne ici)ou Tsubasa no oreta tenshitach (ds lequel on retrouve également Satomi) .

La série évite les écueils de la simple histoire d'amour en mode ado neuneu (dont je suis pourtant friand) et continue d'enfoncer les valeurs conservatrices japonaises:
- Comme toute série japonaise, elle porte le travail comme un sacerdose
- Elle confirme la prépondérance des règles comme garante du bon fonctionnement du groupe sur les besoins de l'individu
- Elle évoque la famille, et la vie sous le regard d'autrui (to live to someone's expectations)
- la contraction d'une dette comme une abomination. Pour l'anecdote, lipe m'avait conté la fois où il avait tenté d'offrir de payer un repas à une japonaise et avait du subir son courroux le plus outré, un peu comme si être redevable était une faiblesse ou un manquement.
- l'importance de la face mélée à l'arrogance asiatique, l'on se permet toutes les horreurs tant qu'on n'a pas été pris sur le fait (l'absence de conscience en opposition à une culture de la culpabilité) et les excuses sont signes de faiblesse: il n'est question que de responsabilité à porter et non de faute incriminée
- le modèle patriarcal éclairé porté au firmament: les seniors decident et emplis de sagesse, leur choix est forcément le meilleur...
- le délire du hanami comme une institution

Je me permets qques doutes sur la série avec les incertitudes suivantes:

La série tout du long trainera l'idée que le personnel infirmier n'a pas son mot à dire devant les médecins, imposant un despotisme des chrirugiens. Ceci mélé à l'arrogance asiatique ajoute une tension dramatique qui ne marche pas forécement. La série semblant concluer que le personnel infirmier soit équivalent à de simples manutensionnaires sous les ordres.
Pour avoir de la famille dans le monde hospitalier, il me semble, qu'en France tout du moins, la situation est plus complexe et le personnel plus qualifié que ce que veut faire croire N's Aoi. Mais... qu'une personne ayant été hospitalisée au Japon m'explique, je suis tout ouï.

Un autre des épisodes évoque le cas de non assistane à personne en danger comme une accusation plus mineure que la désobéissance à l'ordre d'un médecin, celle-ci exposant au risque de radiation du corps médical et comparable à un meurtre... J'ai personnellement trouvé le levier scénaristique abusif voire faux mais bon... qu'on me confirme.

Un levier dramatique douteux est ce reproche fait à un chirurgien de ne pas être intervenu sur sa propre fille faisant de lui un père indigne. Il me semble, et je l'avoue ce n'est qu'une connaissance de comptoir, que les chirurgiens s'interdisent, par éthique, de pratiquer sur des patients aux filiations trop proches. Là, encore, qu'on me confirme.

Ceci étant N's Aoi par son environnement original, ne rivalise certes pas avec la trépidance des urgences d'ER mais apporte ce portrait d'un Japon face à ses malades et ces dysfonctionnements.
Et cette petite Aoi en mode Amélie Poulain, romanesque à souhait apparaitrait à mon chevet de malade que je ferais volontier une rechute.
Posted by raindrop at 12:58:59 | Permanent Link | Comments (3) |
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