Vendredi 30 Mars 2007

Chez Fyfy 6, rue des Marroniers

Parce qu'il est des moments où il faut savoir reprendre goût, même quand tout a la saveur amère du sable, je m'étais fait violence et avait tenu mes engagements d'avec mes amis et camarades, Ced et Ma.

Savoir qu'ils s'envolaient dans qques jours, pour un pays avec lequel la France a dégradé ses relations dernièrement, n'était pas pour m'enchanter. mais bon, rien ne les arrête.

Et l'envie de partager. De caresser les petits chatons tout blanc générés il y a 2 semaines. De torcher qques bières et de nous raconter nos vies.

Pris d'un brin de fantaisie et d'humeur aventureuse, je donnais rdv Chez Fyfy, petit enseigne exogène dans le paysage si huppé de la rue des marronniers: lanterne rouge et kanji indiquaient sushi, maki et autres joyeusetés.

Mon optimisme chancela à la première bouchée: le poisson n'était pas particulièrement frais et le riz boulochait contre les gencives.

Le maquereau en sashimi, plus jamais ça.

Comme dit dans ce commentaire, la serveuse était gentille mais celà n'excuse pas tout. Si je m'en réfère à son accent et ses Nike Air, elle était chinoise (pas japonaise).

Encore une enseigne chinoise qui s'essaie à la cuisine japonaise (car japonais, question sanitaire ça passe mieux surtout après le reportage d'Envoyé Special sur les restau asiat du XIIIe) et qui ne me reverra jamais.

On en rigole encore avec Ced et Ma promettant de s'appeler si le lendemain nous attendait avec une indigestion...

Pour l'heure direction le parc de la Feyssine pour un feu de joie (interdit?) improvisé (ou presque) pour l'anniversaire de Nico. ce n'était pas un mais 3 feux qui nous accueillir, le temps de trouver les bonnes personnes (merci le Lipe) et nous voilà improvisés bucherons. Heureusement des camarades germaniques sur le départ armés comme de braves bavarois alimentèrent un feu de folie.

L'hélicoptère de la gendarmerie au dessus de Rillieux-la-pape comme si on était à Los Angeles, les chansons paillardes des squatteurs d'a coté, l'admiration des promeneurs nocturnes jaloux de la taille du foyer (c'est dingue comme il faisait noir, y a pas idée), un peu de bière, des saucisses à griller et une ambiance cosmopolite à la auberge espagnole, nous amenaient un parfum de nostalgie à nos bonnes années d'étudiants!

Posted by raindrop at 18:25:58 | Permanent Link | Comments (2) |

Mardi 27 Mars 2007

rituels funéraires

Parce que les rituels sont autant de pierres de touche indispensables pour notre résilience, il convient de se plier à ce qui donne identité à nos origines.

Dans ce que j'ai pu vivre et entendre de nos us Lao, les célébrations ne se comptent que sur les doigts d'une seule main: la naissance, le mariage, le nouvel an, le décès. Toute autre évènement important pour une famille peut être le théâtre d'un grand repas où se voient obligatoirement inviter les amis des amis des amis et mêmes d'autres inqualifiables.

Ceci étant, un patriarche peut très bien décider de la célébration de l'obtention d'un diplôme, le départ pour un voyage important et pourquoi pas d'un anniversaire, car rappelons le, au pays là bas, l'anniversaire et noël sont d'abord des célébrations issus de l'occident.

D'abord par crainte pour les esprits frappeurs (l'animisme visible dans certaines maisons par un petit autel et les ficelles blanches du baçi), ces rassemblements gardent un coté convivial car bien entendu c'est l'occasion de revoir toute la famille.

Le rituel funéraire par exemple peut être considéré à juste titre comme plus couteux en investissement qu'un mariage. D'abord parce qu'il survient sans prévenir alors qu'un mariage, ça se prépare. Et ensuite parce que le rituel s'étant sur plusieurs jours.

Chez nous, lorsqu'est apprise la nouvelle d'un décès, le corps du défunt doit rester au domicile et généralement en 24h toute la France (les amis des amis) est déjà au courant. Mais pour des raisons sanitaires, les lao de France (pour les Hmongs, je ne me prononcerais pas) ont compris qu'une mise en bierre permettait de garder une meilleure dernière image du défunt.

ça n'empêche pas que certaines familles traditionnelles hardcore (je pense aux Américains et certaines branches Hmong en France) laissent le cercueil ouvert pendant tout le temps séparant le décès de l'ensevelissement. Les familles étant souvent éparpillées sur le globe - merci polpote - l'usage veut que des photos soient prises pour rendre témoignage. La qualité des clichés d'un cercueil ouvert a généré bien des émois chez les nouvelles générations - c'est d'expérience que je parle - qui ne comprennent pas toujours ce geste.

Dans les jours qui suivent la nouvelle, commencent les veillées funéraires: les familles proches et amies, visitent le défunt et consolent la famille. Nuit et jour. Pendant une semaine voire 2. Avant et après l'ensevelissement.

Nuit et jour sont accuillis les proches et la tadition veut qu'aucun visiteur ne reparte sans avoir soupé avec les membres de la famille endeuillie. Les amis de proximité se portent souvent volontaire pour supporter la charge de travail imposer par le rythme continue des visites.

Au terme d'une semaine, c'est parfois plusieurs centaines de personnes qui ont rendu hommage à la famille, en les saluant, le donnant une épaule de sympathie ou une enveloppe de soutien pour les frais engagés. Pendant ce temps les membres de la famille qui fournissent l'accueil en continue ne dorment que très peu. Mais à bien y penser le chagrin est tel que le repos n'a que peu d'importance.

Pendant ces veillées funéraires, l'activité varie de la simple consolation pour les membres endeuillis aux cérémonies plus ou moins religieux ou shamanique (ça dépend de la foi du patriarche). Chez certaines familles sont tolérés les jeux de carte, la cigarette ou l'alcool, pour passer le temps. Pour ma part, je sais que mon père ne le tolèrerait pas.

Les plus jeunes ne comprennent pas bien les enjeux derrière ce rituel: des gens, parfois des inconnus, s'invitent (à manger) alors qu'un membre de la famille est décédé. En tout occidental que je suis (en parti), je me dis que je ne voudrais pas que ma visite dérange et n'ajoute à la charge de travail.

Mais, c'est prendre le problème à l'envers. Faire le déplacement, être authentiquement concerné par le chagrin des amis et le manifester est un cadeau bien plus grand que les frais occasionner par la visite. Il est question d'allouer du temps et de consacrer de sa personne pour consoler. Quand les mots ne suffisent plus, la présence, la décision d'être là sont des témoignages bien plus éloquents.

Après tout, il n'est question que de celà: offrir ce que nous avons de plus précieux à nos amis endeuillés. La denrée la plus précieuse en cette terre et sur laquelle nous n'avons aucune prise: le temps, la présence, l'agape.

L'oncle d'un de mes cousins est décédé.

La crémation a lieu aujourd'hui à 11h15.

Posted by raindrop at 00:54:38 | Permanent Link | Comments (0) |

Lundi 26 Mars 2007

300 (2007)

IMDB


Director Znyder
Plot :
Leonidas, roi du peuple spartiate réputé pour leur science de la guerre et soif de combat, reçoit la visite d'un émissaire de Xercès empereur-dieu du peuple perse. Ce dernier ne demande rien de moins que la soumission du peuple spartiate.
A quoi répond l'arrogant roi grec: THIS IS SPARTE!

Genre Action, History, War

Avis:

Si vous avez échappé à la rumeur de ce film, c'est que vous étiez privé de connexion internet depuis 6 mois ou forcément de mauvaise foi comme un certain de mes collaborateurs qui refuse de lacher un rouble à une production hollywoodienne seulement par principe.

Beaucoup a déjà été dit sur le film, d'ailleurs le Petit Bulletin semble avoir refusé de publier une critique le jour de la sortie pe en réaction aux bruits déjà énormes sur le net: ils ne veulent rien faire comme les autres et refusent certainement de contribuer au buzz d'une prod déjà culte avant sa sortie en salle, c'est assez Lyonnais comme raisonnement. Et ça se tient.

Le film en lui-même impressionne Raindrop par une esthétique absolument décomplexée. Chaque plan, chaque bruitage, chaque dialogue frappe telle la forge d'un pilon brutal, primitif, unstoppable. 300 expérimente un cinéma européen dans toute sa démesure: propos patriotique et arrogant à outrance, photo à la granularité d'une densité frisant l'overdose, esthétique de clip Metal, proche du porno-chic de certaines pub de cosmétique (Dior pour ne pas les citer), violence froide à la brutalité assumée.

300 est l'expression de la virilité à un état brut.

Alors oui, ne cherchons pas un scénario là où il n'y en a pas par contre sur les 2h00 de film, vous pouvez compter pas moins d'1h30 de baston. 

Znyder réussit l'exploit de me réconcilier avec les comics (dont 300 est tiré). Mon principal grief vis à vis des comics tient en 2 points:

le culte du héros qui a presque tous et chipote pour avoir absolument tout: les héros sont toujours hyper-body buildés et dotés de pouvoirs faramineux. Mais apparamment ça ne leur suffit pas. il leur manque toujours un petit qque chose. Du genre, je suis hyper doué mais c'est une poisse (cf:superman, xmen). J'ai toujours préféré les manga pour justement ce coté: je suis un drop out et je vais m'améliorer (Rock Lee POWA!). Il faut croire que le Gambareon (la résilience) me parle plus que le american way of life. cf mon aversion pour Prison Break.

le graphisme: les comics m'ont toujours lassé pour le coté statique des planches. Alors oui, le souci du détails a mon admiration mais les manga introduisent une lecture dynamique et un clarté dans les scène d'action que les comics n'égaliseront jamais. cf: les combat de Gunnm.

Pour en revenir à 300, znyder réussit le pari de nous inclure dans son propos, alors oui, le roi est arrogant, ultra puissant et un héros conquis, mais il a aussi un coeur (mais pas trop faut rester viril)!

Quand au graphisme des combats.... TITANESQUE, d'une efficacité et d'une jouissance inégalées. Les accélérés et ralentis, appuyés par un grain de photographie aidant font de chaque passes d'armes un climax électrique grisant.

L'esthétique introduite par Znyder lui permet toutes les audaces. Alors oui, foncer voir 300 en salle.

Posted by raindrop at 19:55:11 | Permanent Link | Comments (5) |

Tokyo Friends (2005)

IMDB

Synopsis:

Iwatsuki Rei quitte le domicile de province et l'entreprise familiale pour la métropole Tokyoïte. Des rêves plein la tête et le porte feuille vide, elle est engagée comme serveuse dans un resto-bar: le Yume no Kura.

Elle sympathise rapidement avec une collègue, Maki-chan, étudiante en arts appliquées et avec une habituée des lieux, une office lady, Ryoko-chan. Débarque ensuite, Hirono-chan désireuse de monter sa propre troupe de théâtre pour jouer ses pièces.

Tokyo tiendra-t-elle ses promesses vis à vis de ces 4 jeunes femmes venues trouver le chemin du bonheur, chacune à leur manière?

Avis:

Une mini-série dont l'intérêt initial était Otsuka Ai, une des chanteuses qui monte qui monte, dans l'archipel dont j'avais déjà conté les talents ici.

Mais alors que cet intérêt se résorbe poind un enjeu bien plus grand: Tokyo friends dépeind un tokyo contemporain à travers la gente féminine. 4 portraits, 4 attentes: l'une se consacre à la chanson, la seconde à la peinture, la 3e au théâtre et la 4e, enfin, tente de retrouver un sens à son existence après avoir cru le trouver.

Le point commun?

La marginalité où comment le Japon semble imposer à sa population un chemin balisé pour mieux dociliser une nation. Mon expérience à Tokyo (qui n'explique pas tout) trouva un écho dans ce principe très japonais: tout est écrit. La manière dont on doit se déplacer dans le métro, l'obsession des notices (et des release notes dans mon domaine, l'informatique industrielle), le souci des convenances, la catégorisation systématique, la déclaration cinglante récente d'un ministre de l'économie qui qualifia de "machine à procréer" la gente féminine.

Tout celà contribue à une catégorisation de la population rassurante tant qu'on s'accommode à rester dans les clous et mais assez perturbante et cloisonnante pour qui a un temps soit peu d'ambition. Et surgit, cette question à laquelle votre reviewer pendant son séjour n'échappa pas: quel est votre hobby/vision/aspiration, en dehors du travail? posée comme si on vous demandait quel temps, il faisait la veille.

Malheur à qui ne sait pas répondre. Car la réponse jauge de la réalisation de votre personne et votre catégorisation par votre interlocuteur.

Tokyo Friends aurait pu être un Sex in the city ou Friends à la Japonaise. Les jeunes femmes parlent sans langue de bois de tout, des hommes, de leur passion, de leurs désillusions, leurs aspirations, leurs craintes, leurs rêves, de sexe et de boulot. On appréciera que mis à part Maki, elles nous épargnent les voix de faussettes qu'elles adoptent en situation officielle, montre d'une volonté d'émancipation.

Je ne saurais restituer les frissons de tendresse, de mélancolie et les soupirs que chaque épitaphe d'épisode engendre en voix off. Le combat de ses petits bouts de femmes contre un ennemi invisible terrifiant, dont l'annonymat écrasant peut réduire à néant des années de volonté: le poids du regard des autres.

Un film semble avoir été produit. Raindrop est à l'affut.

En attendant l'intégralité de la série est disponible au bout de ce lien, plus d'info sur les personnages et plus particulièrement Yoko Maki, l'élégante et rude Office Lady (qui a ma préférence) que vous avez peut croisée dans différents seconds rôles (Fast and Furious Tokyo drift ou Battle Royale).

Vous remarquerez que la vidéo du haut tire ses extraits du film. Voici en prime la version Live pas repoussante du tout et dont la nostalige est à l'image du sentiment qui se dégage de la série! Un régal: on entend même les cygales.

 

Posted by raindrop at 01:41:46 | Permanent Link | Comments (2) |

Dimanche 25 Mars 2007

Taiyou No Uta (2006)

IMDB



Plot:
Kaoru Amane vit de nuit et dort le jour. Souffrant d'une maladie rare l'empêchant d'être exposée aux rayons du soleil (cf: Les autres), elle connait le monde à travers les videos tournées au camescope par sa meilleure amie. Couvant le désir de percer dans la musique, son unique passion, elle joue dans la rue dans l'espoir d'être remarquée.
Alors qu'elle reçoit une lettre de refus d'une maison de production, elle se prend de curiosité pour un garçon filmé par son amie, sur la plage.
Fin de la vie par procuration?
Genre Drama, Romance

Avis:

Après la version ciné particulièrement réussi, j'étais en droit de me demander ce qu'une variante drama allait pouvoir apporter. Portage à la Grunt ou revirement de charte mélodramatique? Vous ne croyez pas si bien dire.

Taiyou No Uta reste pour moi la révélation d'une chanteuse de talent mélée à du marketing habilemenent placé: Yui, toute jeune auteure, compositeure interprète Japonaise, film dont je viens de remettre en ligne la review, ici.

De certains la comparent à une Avril Lavigne Japonaise de part la précocité de sa carrière. Elle campait dans un film mélodramatique le personnage de Kaoru Amane et même si son jeu d'actrice ne valait pas ses talents de chanteuse, j'avais eu droit à une interprétation tout juste touchante et authentique (voir ma review absolument subjective. on repassera pour la cure).

Autant dire que la série devait combler des attentes déjà très exigentes. Et force est de constater que Erika Sawariji s'en tire très bien. Contrairement à la version cinéma, cette Kaoru là n'est pas aussi bougonne et maladivement réservée (c'est ce qui faisait le charme de Yui) mais au contraire battante comme pas deux et parfois, limite agressive.

Découvrons donc les détails que le film n'a pas pu aborder comme le début de la passion de Kaoru pour la guitare, le passé tourmenté de Kouji, cet amoureux conscient de la grâce que la jeune fille lui fait en tombant amoureuse de lui et la relation filiale avec Mizaki.

On regrettera peut être ce coté casting d'idols sortis tout droit de chez Johnny's. Mais comment rester de marbre quand Erika-chan arbore un sourire éclatant découvrant une toute petite incisive tordue?!!!!

La série est disponible en VOSTF ici.

Le clip en bonus interprété par Kaoru Amane ré-incarnée en Erika-chan. Avouez qu'il y a de quoi pardonner!!!

Posted by raindrop at 20:25:43 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi 23 Mars 2007

Blood Diamond (2006)

IMDB


Director Edward Zwick
Plot :
Sierra Leone, dans les années 90. Solomon et son village sont attaqués par le FRE, contrebandiers en diamant. Très vite, il est séparé de sa famille et envoyé dans un camp de travail.
Un trafiquant d'armes né en Rhodanie, joué par Dicaprio dont la transaction est avortée rencontre Solomon en prison.
Cast Djimoun Houssoun, Jennifer Connelly, Leonardo DiCaprio, Imotep (échappé de la Momie).

Genre Adventure, Drama, Thriller

Avis:

"Film d'action qui fait réfléchir" ai-je lu qque part sur la toile anonyme du net.

Ma review pourra paraitre indécente ou déplacée mais Blood Diamond n'apporte rien de novateur.

Le film d'action engagé, on en a connu (8 mm et la moitié de l'affligeante filmo de son réalisateur: Joel Schumacher).
Le problème de ce genre d'oeuvre réside dans son essence: se divertir avec la dénonciation de faits sordides.
lors oui, la condition en Sierra Leone dans les guerres du Diamant est particulièrement révoltante et le spectateur se sentira coupable de l'avoir totalement ignoré. Certainement, les comportements compulsifs envers le dit caillou seront peut être infléchis. So WTF? le Rwanda, le Darfour, le Laos, quand Schumacher ira-t-il y mettre les pieds?

Certes Djimon Hounsou hérite d'un rôle digne des Oscars et on lui souhaite tous qu'un jour, il décrochera un rôle à la mesure de son charisme. Prions qu'il ne finisse pas comme un Tommy Lee Jones qui ne brilla que dans des seconds rôles.

Le personnage de Solomon et son histoire était suffisante à mon sens.

On n'en a rien à taper de la reporter idéaliste quand bien même incarnée par la paire d'yeux d'emeraude, Jennifer Connelly, ni même de l'avare Di Caprio, avide de rédemption dont le final téléphoné est à la limite du risible.

es moments de grâce ne sont fournis que par Djimoun et la recherche des siens: le père de famille séparé de lui-même, incomplet, mettra tout en oeuvre pour retrouver son foyer, car sans celà, il est déjà mort.

Le film fera passer 2h30 de choc (qui tient d'avantage au contexte qu'au scénario lui-même), certes, mais ce qui manque peut être à Blood Diamond pour clore la breche qu'il a ouverte est l'authenticité.

BD n'a pas le coté biographique et testament de la cité de Dieu ou Menace II society. Dommage, ça aura au moins l'avantage de lancer la réflexion...

Pour ce qui est d'un film engagé sur l'Afrique, ma préférence demeure à The Constant Gardener. n'est pas Meirelles qui veut.

  

Posted by raindrop at 13:03:38 | Permanent Link | Comments (2) |

La Jonque D'or - 20 rue pasteur

Lors d'une précédente et infortune incursion, Mathi et Ced avaient gardé un sale souvenir de l'enseigne.

Les amener en un tel lieu frisa l'incident diplomatique. Surtout qu'un lundi soir, les autres restau même chinois gardaient rideau clos. Le canard laqué compte pour du beurre: je ne remettrais jamais les pieds chez celui qui a empoisonné la soupe de mon Scampi de petit frère, avec de viles crevettes jetées à son insu dans son bouillon alors qu'on avait fait comprendre au clando de serveur qu'il était allergique et risquait la mutation génétique à l'ingurgitation de la plus infime particule de crustacé.

Ce qui arriva.

Pour en revenir à la Jonque..., nous fûmes accueillis dans une ambiance tout ce qu'il y a de plus vietnamien: accent bien épais et parfum de menthe et ciboulette. Le pho est à la cuisine asiatique ce que le burger est à l'amérique et l'andouillette à la gastronomie Lyonnaise. J'optais donc pour ce qu'on appelle en FR une soupe Tonkinoise (au boeuf, pas forcément de langue, Emmanuelle) verson Speciale.

Je me laissai tenter par une entrée n'ayant dans le bide qu'un cup noodles depuis midi en tout et pour tout. Les, ce qu'ils appelaient, Patés Impériaux au Porc grillé me mirent d'accord avec moi même.

Au final, aucun regret, le pho débordait d'un bouillon au boeuf dans toutes ses formes possibles et imaginables: en boulettes, en tranche de gras, en tranche émincé, crus à faire cuire dans le bouillon: J'eus même du mal à finir mais c'était aussi du à mes intarissables interlocuteurs avec qui il fait bon se poser et philosopher sur le taff, les Gens, la politique, le cinéma (asiatique ou pas), la vie, la vraie... pas celle d'Auchan.

Posted by raindrop at 00:12:00 | Permanent Link | Comments (2) |

Jeudi 22 Mars 2007

LG DNX-190H

Derrière ce nom tribal qui aurait pu être le premier nom de baptême de R2D2 de starwars se cache ma dernière acquisition et meilleure nouvelle amie de salon: ma platine DVD.


Sans trop faire technique, regarder des DVD et divX avachi dans la commodité de la paresse, j'ai nommé le canapé, c'est autrement plus confortable que de rester planté comme un glandu devant son tft.

Seule ombre au tableau: ma collection de DVD penche du coté zone 3 ie NTSC. Ce qui pour les non initiés veut dire que mes superbes DVD achetés chez Yesasia aurait pu faire un tour direct dans mon rectum Mais la magie d'Internet opérant, il y eu plus de peur (et de contraction) que de mal.

voilà ce qu'on peut lire au détour d'une page oueb (j'ai corrigé les fautes parce qu'apparamment c'était écrit par un gamin de 5 ans ou pas):


LG DNX-190H
Tout d'abord créer un fichier avec le notepad vous l'enregistrez pour qu'il ait le nom et l'extension suivants:
LG36868.IMG (le fichier ne doit pas etre vide, mettez nimporte quoi dedans, une photo par ex ou un quelconque texte)
Gravez ce fichier sur un CD de données puis insérez ce CD dans la platine, le menu region va apparaitre il vous suffit de selectionner 0
[<-- zéro] puis de valider avec pause.
Merci à Nasedo pour l'info

Et vous savez quoi?

ça marche.

FOUOUUUUUUHHHHH.

Posted by raindrop at 21:46:16 | Permanent Link | Comments (4) |

Mercredi 21 Mars 2007

SMS reçu De: Scampi

15:15 21-MAR-07

WECH PELO. G APELE TON BURO Mé T PA LA.LA JSUI CHé TOI. é TINKIET TAVé OUBLIé T CLé SUR LA PORTE.JPENSE KE PERSONE A TRéCAR.C JUST PR TE DIR KE G T CLé.

Posted by raindrop at 18:40:01 | Permanent Link | Comments (4) |

Mardi 20 Mars 2007

Little Miss Sunshine (2006)

IMDB

Plot :
Olive Hoover, petite fille de 7 ans , issue d'une famille quelconque du nouveau Mexique, Etats Unis, est sélectionnée pour participer à un concours de beauté pour jeunes filles.
Boulversant le WE de la famille, déjà chamboulé par divers évènements, c'est la petite famille en son entier qui se rend en Californie à bord du petit camion jaune.

Genre Comedy, Drama

Avis:

Quand l'amérique se décrit avec une auto-dérision aussi saine, ça donne 2h d'imbécilité jouissive.
Little Miss Sunshine ou portrait du paradis des névrosés stigmatiques et des loosers tentant d'assumer ou de refouler leur nature de rednecks impénitents.

Dans la famille Braquassé, je cherche la fille Olive Hoover.
Son grand père "qui a des balles Na_zi dans le cul" se défonce à l'héroïne.
Son grand frère, renfermé dans sa révolte d'adolescence a fait voeu de silence jusqu'à ce qu'il puisse entrer en école de l'air.
L'oncle, homosexuel et enseignant de littérature sort à peine des urgences après une tentative de suicide ratée.

Sa maman surbookée et incapable de prendre une décision tente désespérement de joindre les bouts.
Et son père, écrivan auteur d'un soi-disant futur best Seller sur l'édification de la personnalité ne jure que par sa methode de vainqueur en 9 points.

Lorsque la théorie de Murphy, autrement bien connue sous le nom de théorie de l'emmerdement maximum, s'en mêle, ça donne un road movie à l'humour caustique mais tellement tendre et authentique qu'il en devient salvateur.

Tout y passe dans Little Miss... A la manière des Simpson, les tabous de la société WASP par excellence sont exhumés avec une telle innocence (le regard de la petite aidant) que l'on en rit à s'en décrocher la machoire.

Homosexualité, famille, éducation, culte de la performance, obsession de la réussite (et mépris des faibles), machisme quasi biblique, pornographie, corruption des autorités, service public à 2 faces, inculturation, toutes les contradictions d'une amérique profonde se révèlent sous le trait grossi du sarcasme, "le refuge des faibles".

En témoigne cette scène d'exposition d'une maitrise bluffante où se ceinture les interactions des protagonistes en 30 minutes dont la petite Olive, fil conducteur de ce microcosme de névroses, ne fera son apparition qu'au bout la 29e minutes.

Azn oblige, ma sensibilité ne pouvait que se rappeler au bon souvenir de The Host, portrait lui aussi d'une famille pitoyable de loosers en puissance. Là où l'homologue coréen s'engouffre dans le fantastique et le politique (et d'autres composantes qui complexifie le métrage), Little... adopte l'irrévérencieux et le surréalisme propre à l'oeuvre de Groening. Et ça marche.

Alors on rit, on fronce des sourcils en se demandant s'ils vont oser aller jusque là, et le pire, c'est que non seulement ils osent mais vont plus loin! L'emotion quant à elle est aussi au rendez vous et bien sur au recoins d'une confidence, les larmes amères de la déception ou de la peur de la déception d'Olive, petit être innocent et particulièrement attachant, touchent leurs cibles.

Rating ★★★★☆

Posted by raindrop at 12:51:48 | Permanent Link | Comments (6) |
1 2 3