Mardi 27 Février 2007

Lost in Translation (2003)


Synopis:
Bob Harris, acteur sur la pente descente, se retrouve à Tokyo pour le tournage d'un spot de publicité. Entre les décalages horaires et culturelles, il croise Charlotte, jeune femme brillante, épouse effacée et négligée par un jeune mari photographe.


Avis:
Je connais déjà ce film pour l'avoir vu 5 ou 6 fois auparavant. Pas envie de mourir idiot. Non, mais.

Seulement, m'être rendu à Tokyo dans des conditions similaires à Bob - non, je ne suis pas model dans la pub, autrement ça se saurait et non je ne suis pas un acteur sur la pente descente en pleine crise de la 40aine - apporte une touche toute particulière à cette immersion dans le monde tokyoïte.

L'attention manufacturé des palaces et pourtant affectueuse, cette bienséance bienvenue mais excessive parfois et ses milliers de subitilités qui nous échappent par seconde, ce sentiment de passer à coté de qque chose d'important sans aucune emprise sur son déroulement, Lost In Translation capture tout celà.

Tokyo, maitresse à la beauté subjugante, elle est l'aventure, le soir venu. On l'a quitte très tôt le matin et revenu du taff on retourne à ses bras fantaisistes, accueillant, niais parfois mais toujours fantasmagoriques, comme un rêve éveillé, belle. 

Ajouté à une musique que je n'avais jamais remarquée jusque là: vaporeuse comme le fog caressant les gratte ciels de Tokyo, le voyage s'aggrémente des compositions savoureuses de 2 êtres en sursis comme en purgatoire, isolés, au regard croisés, à l'humour pincé et au contact aussi délicat qu'un pétale de cérisier sur la cheville.

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Les Infiltrés (2006)

Synopsis:

Prenez Infernal Affairs et foutez tout ça chez les Irlandais à Boston.

Avis:

Un petit laïus inutilement futile et dérisoire pour introduire ce billet comme on met le pouce avant de mettre le reste.

J'ai donné de ma personne en me portant spectateur volontaire du portage d'IA au pays des donuts. Je ne suis pas abonné aux cahiers du cinéma, quoique je manque de papier hygiénique en ce moment. Je ne remets aucunement en question le talent de Scorcese qui méritait un oscar mais peut être pas celui là.

Etant azn, je porte un regard sur le cinéma d'Hollywood teinté d'une écoute, d'un oeil et d'une sensibilité acquise les pieds dans l'eau et la tête au soleil (comme les pousses de riz, pour ceux qui n'ont pas saisi l'image).

Pour ne gacher ni le travail de Scorcese ni celui des frères Law, Raindrop s'interdit de spoiler plus que nécessaire. Critère subjectif je vous l'accorde tout comme le reste de cette review au demeurant.

Ce qui m'a le plus obnubilé en regardant ce laborieux spectacle ce sont les ficelles utilisées pour rendre "universel" les éléments qui font de IA une oeuvre purement azn et qui pour les besoins du portage furent transformées, calquées ou trashées. La transposition de la nationalité chinoise (attention, on ne parle plus de race dans ce pays, car il n'y en a qu'une seule, celles des cons, Renaud l'a dit donc c'est vrai) pour le choix irlandais est touchant de naiveté de la part de Scorcese et je ne l'attaquerai pas sur ce coté.

Non ce qui me gêne bien plus c'est ce besoin de tout ramené à ce p*tain de Freud et de facto tout ramené au cul. Cette propension à tout ramener au dessous de la cuisse justifiera des modifications du script honteuses. Ce besoin de tout expliquer par l'éducation, de foutre la faute sur les parents et de traiter la religion avec autant de vindicativité que les fanatiques religieux est à gerber.

Les Infernal Affairs se construisaient sur des dogmes bouddhiques où l'éducation, les parents ou la religiosité (ou son contraire) n'avaient aucune prise. IA étaient une illustration du cercle perpétuelle des souffrances, lorsque le boûn (les mérites) manque. Seule la filiation comptait, ce qu'on appelle le karma, le sort facétieux et la résignation des vivants. Il se plaçait à un stade plus élevé des considérations de ce monde, ce qui rendait cette trilogie éthérée, noble, presqu'intouchable. Les baraques de Boston n'ont décidément pas la classe des buildings de Hong Kong.

Dans Les Infiltrés, Scorcese nous inflige ce besoin récurrent de rédemption et un manichéisme pour bousophiles de la morale attardés... parce que bien sur à la fin, ça finit bien. Merci, les studios.

Qu'on ne se mépraine pas, le lauréat des Oscars reste un film drole, prenant et aboutis - même si par moment Scoresce insulte notre intelligence, là où IA demandait au spectateur de faire preuve d'observation - mais voilà, quand on a vu l'original à travers des yeux azn, c'était perdu d'avance.

Sales copieurs.

Posted by raindrop at 01:26:38 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche 25 Février 2007

That's what I'm talkin' about...

Repas.

Je me dis parfois que ce qui différencie les Lao des Hobbits, c'est ... euh.

à bien, y réfléchir, je ne trouve pas. Il y a un attrait certain pour la bonne bouffe, un flemme, un je-m'en-foutisme général porté au rang de gloire nationale, une absence quasi totale d'ambition et un mépris petit et mesquin qui valut à la couronne bien des turpitudes pendant, avant et après les guerres mondiales.

On ferme cette petite apparté géopolitique sans importance et je vous partage les images du repas de ce midi.

Légende à l'appui. Souhaitez bonne convalescence à mon estomac.

Posted by raindrop at 17:29:28 | Permanent Link | Comments (3) |

Vendredi 23 Février 2007

Yui - CHE.R.R.Y (2007)


Le petit prodige du pop-rock Japonais revient sous l'égide d'une nouvelle maison de production (semble-til, mais ce serait pas la première énormité que j'écrirais, ni la dernière, heureusement pour vous).
Temporaire ou définitive, cette petite infidélité à Sony Records qui avait découvert le talent de Yui, l'avait qque peu enfermée dans un pop-rock mélancolique pour nostalgiques maussades et allergiques au soleil. taiyou no uta, ne me fera pas mentir, ni moins son improbable mais envoutante suite I remember you.
Nous habituant en qques singles à des ballades mid-tempo tranquilles à mort (et parfois soporifique), Yui joue la carte de la surprise après son Rolling Star énervé.
CHE.R.R.Y dont l'orthographe me laisse perplexe, sonne comme une invitation pour une ballade printanière. Agrémentée de choeur aux meilleurs effets sur la voix fluette de la jeune auteure, compositeure, interprète, le titre fleure bon la bonne humeur et laisse un semble de liberté d'expression au reste de l'instrumentation, qui jusque là privilégiait la guitare et la voix, seuls.
La chute du refrain qui est ce qui se fait de plus kawaii et son sourire rêveur finissent de nous convaincre.
Posted by raindrop at 13:45:17 | Permanent Link | Comments (3) |

Jeudi 22 Février 2007

Annyong Kasejo

Hommage à Lee Eun Joo, brillante actrice coréenne. A seulement 24 ans, elle quittait l'écran des salles obscures il y a 2 ans, jour pour jour.

Alors qu'elle interprétait, Only when I sleep pour la promotion du film du scandale, Scarlet Letter pouvait on deviner que dans ses yeux tristes couvait (peut être) ce désir de mettre fin à ses jours?

 

Accompagnant Lee Beun Yeong au piano (un autre parmi les acteurs coréens talentueux).

Extrait des funérailles publics. La magie du Web 2.0 fait que les messages de condoléances se multiplient et arrivent internationnalement.

Posted by raindrop at 08:41:48 | Permanent Link | Comments (1) |

Mardi 20 Février 2007

movie pics 2007

voici mon top five (qui n'est pas un) des films les plus attendus pour le courant de l'année. A votre attention: les éléments de cette liste blanche sont susceptibles de basculer dans la liste noire surtout si la lune, mercure et pluton (qui n'est plus une planète NDLR) s'alignent.

Les trailers sont à porter de click :

1. 300

Un buzz incroyable entoure la sortie de ce film déjà culte avant même sa sortie.

Snyder, de qui l'on doit le dernier remake en date de Massacre à la tronçonneuse, saluée par la critique, semble emprunter les relents de peplum du cultissime Chroniques de Riddick pour en faire le coeur de son entreprise. W'NC.

Adaptation d'une oeuvre de Frank Miller (de qui l'on doit Sin City et une certaine version de Batman, 2 portages sur pellicule qui m'ont révulsé), photographie genre marque de luxe et montage nerveux, ce blockbuster en papier glacé promet des combats anthologiques, se parfume à la testostérone et rabaissera notre QI au strict minimum. L'appel du primate n'a jamais été aussi bon.

2. Sakuran

J'en parlais déjà dans un précédent billet. C'est beau comme une fleur de cerisier aux fleuralies, c'est frais comme une bière au saut du lit, Sakuran, adaptation d'un manga, se paie le luxe de la participation d'Anna Tsuchiya, l'inoubliable paire... d'yeux nippo-russes et accessoirement chanteuse punk rock façon the distillers (en mieux).

Alliant cinéma contemporain dans un japon féodal, les 2 minutes de ce trailer enterre les 2 heures de ce sacrilège de Mémoires d'une Geisha. Je ne me lasserai pas de le dire: les 2 minutes de ce trailer enterre les 2 heures de ce sacrilège de Mémoires d'une Geisha.

3. I'm a Cyborg but that's ok

Il y a une vie après la vengeance. Park Chan Wok revient dans un registre inattendu. Après Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy et Lady Vengeance, certains parlent d'une oeuvre mineure. Qu'importe, nous ne sommes pas responsables des crottes dans leurs yeux.

Mon actrice fétiche Im Soo-Jung, particulièrement laide dans ce film, y campe une internée psychiatrique persuadée d'être un organisme articifiel. Bi (Rain), le fameux chanteur et acteur aussi talentueux qu'un cornichon au fond d'un pot de moutarde, se présente comme une viande fraiche toute désignée pour mon vindicte laché de chiens.

4. Confession of Pain

On reprend les mêmes et on recommence. Le staff des Infernal Affairs remet le couvert pour pondre un nouveau blockbuster made in HK. Toujours plus léché, toujours plus tendu, Hong Kong confirme les qualités versatiles de ces prods post rétro cession, introduites par la trilogie des IA, qui lui ont fait défaut au début des années 2000. Je n'ai toujours pas vu le remake, Les Inflitrés, l'offense américaine risquant de porter mon ulcère au stade terminal.

Casting de rêve avec le beau Tony Leung notamment. Moi, qui ne supporte pas le chinois (cantonais ou mandarin, même combat), je suis prêt pour une ré-éductation personnelle par Shu Qi.

5. Letters from Iwo Jima

Tombé sur la bande annonce en allant voir Inland Empire (pour lequel, il n'y a rien à écrire mais tout à vivre car après tout, c'est un David Lynch, point, barre, fin de l'histoire), le trailer illustrait un film promettant des morceaux de bravoure très nippons fleurant bon le dilemme famille et honneur du samourai.

Un grand film en perspective et un avis incessamment sous peu.

6. Curse of the golden Flower

Virtuosité, narration élitiste, orgies de couleurs et concupiscence (au propre même si le figuré n'est pas loin), les dernières oeuvres de Yimou (dont Hero et Le secret des poignards volants) sont autant d'expériences sensorielles incontournables pour tout amateur de cinéma azn.

Quand en plus, il renoue avec une de ses premières muses, la (toujours) très belle, Gong Li (qui ne fait décidément pas ses quarante ans), on ne peut que se réjouir de mourir d'impatience.

7. Transformers

Là, c'est le petit garçon qui parle (en haut aussi, remarque...). Les voitures qui se kransforment en robot. Voilà, y a pas d'explications à donner. On va le voir, c'est tout.

8. Spiderman 3

Le héros dépressif et autiste (Batman est pas mauvais dans le genre non plus) fait son come back dans un 3e épisode. Quand en plus le méchant n'est autre que le costume vivant à la vindicte conscience diabolique, Venom, il n'y a plus aucune raison de lutter.

Sauf si vous êtes bouchés du fion comme mon collègue qui boycotte les blockbusters par principe (mort aux cons, NDLR).

9. Quand je vous disais que c'était pas un top five

Pour votre information, les films azn sus-cités sont dispo en import (zone 3 et sous-titres en Anglais) chez Play Asia et Yesasia.

Je vous invite à partager vos listes noires ou blanches des films 2006-07.

à votre bon coeur. 

Posted by raindrop at 23:02:40 | Permanent Link | Comments (8) |

Lundi 19 Février 2007

flop Five 2006

et voici le top five (qui n'en est pas un) des déceptions de l'année 2006. Déceptions à ne pas confondre avec bouzes infâmes ou séries Z, il s'agit des films pour lesquels l'intérêt suscité par le buzz fit place à la colère plus que l'ennui ne prévalut (syntaxe incertaine).

1 - The fountain:

Quand Aronofsky amoureux de sa femme -on va pas lui en vouloir- raconte n'importe quoi n'importe comment, ça donne du faux lynch packagé MTV. On comprend rien, on ne ressent rien sinon, l'envie d'être remboursé.

2 - Hard candy:

Ellen Page, la fille du professeur de Re-Genesis, la série que personne ne regarde surtout depuis qu'elle passe sur Arte le lundi, parce que les gens qui disent qu'il regardent arte c'est forcément des frimeurs, m'avait fait grande et discrète impression dans X-Men 3 en endossant la combi de Kitty.

Déception, tout simplement parce que j'adhère de tout mon saoul au propos qui est la condamnation sans retour de la pé_dophilie, mais particulièrement déçu par ce coté WASP, puritain à 2 balles, au manichéisme qui pue la blanchaille.
C'est dit.

3 - Renaissance:

Avant gardiste, confondant, époustouflant, qu'on lisait partout dans la presse. Soporifique, arrogant et poussif, serait plus précis.

4 - Prison Break:

Je ne dirais qu'une chose: rien à taper d'un gars qui sait déjà tout faire, tout dire, tout voir depuis le premier épisode.

Rien à taper d'un métro-sexuel, qui emballe ces dames, dans une prison aux airs de cours de récré où les prisonniers sont tous des bisounours.

mince, ça fait 2, ah non 3.

5 - Mission Impossible III:

expliquons: je n'avais plus rien à espérer du nabot scientologue depuis qu'il a tourné la franchise d'une série dont le maitre mot était le travail d'équipe en un monument pour la gloire personnelle de sa petite personne.

Ma grande déception c'est de voir la sculpturale Maggie Q jouée un rôle si effacée, elle, un fantasme vivant, depuis le naveton Naked Weapon. Espérons que ça lui a ouvert qques portes à Hollywood (comme à Gong Li depuis le scandaleux, Mémoires d'une Geisha).

Posted by raindrop at 19:19:18 | Permanent Link | Comments (4) |

Dimanche 18 Février 2007

Leroy & Stitch (2007)

IMDB


Director Tony Craig

Synopsis Lilo, Stitch, Jumba et Pleakley ont finalement réussi à capturer les 626 créatures diaboliques du Professeur et plus important, leur ont trouvé une place selon leur capacité. Ils se voient récompensés pour leur bravoure par la confédération intergalactique.
Seulement, cette victoire signifie la dissolution de leur ohana.
Y a til une vie après le succès?
S'allier n'est-il qu'une affaire d'opportunisme?
La victoire conduit elle toujours à la solitude?
Cast Daveigh Chase, Tia Carrere, Kevin McDonald, Kevin Michael Richardson, David Ogden Stiers
Genre Animation

Avis:

Lilo et Stitch, premier du nom, fut ma grande claque Disney de ses dernières années. Le film prenait enfin(!) en compte des préoccupations plus contemporaines avec des petits personnages espiègles, en proie au chomage (une première chez Disney), au racisme et à l'indifférence pour les besoins des petits êtres (ça par contre ce n'est pas nouveau).

Au placard, les niaiseries d'antan, les petites filles modèles, les animaux de compagnie bêtes comme des poux. Bonjour, la petite teigne à la peau bronsée au coeur tendre (mais pas pour tout le monde) et bonjour, le petit monstre désobéissantet destructeur.

Cette rencontre improbable entre une petite hawaïenne raleuse et un extra-terrestre polisson, le graphisme rondouillard, l'humour absurde, les décors en aquarel et Elvis en lieu et place des habituelles passages en comédie musicale pour attardés du bulbe me firent voir le film 3 fois en salle (merci la fête du cinéma) et 49 fois en DVD.

Stitch, le film, sorti qque temps plus tard, pilote de la série sur le câble, avait un arrière goût de franchise à succès mais sans budget. Lilo et Stitch 2, Hawai, Nous avons un problème atteignit son quota en direct video sans réelle surprise mais mixait toujours ce mélange d'humour irrévérencieux, absurde et polisson.

Revient ce Leroy... (prononcez "Liroille"), comme un boomerang concluant la série. Et rien n'a changé, il souffle un vent d'ode à la différence sentant bon les morceaux de bravoure, soupoudré de blagues grotesques (peakly qui se brosse les langues) et d'yeux enflés de larmes mais pas trop.

En Hawaïen, Aloha signifie aussi bien bonjour que au revoir et ce film en forme d'épisode final reprend la trame du premier,... à l'envers. Alors que le premier film romançait qque peu la reconnaissance de la différence, la rencontre vers l'autre, ce dernier film est un combat, une lutte pour l'accueil de la diversité.

En témoigne, [spoiler] ce combat final, où les créatures recueillies par Lilo (qui ,en logistique, est l'acronyme de Last In Last Out, soit le principe dernier arrivé, dernier sorti principe qui sied à notre petite orpheline), forment les rangs pour combattre l'abjecte armée de clônes uniformes, tarés (au sens propre) et mue par l'instinct de destruction. Les enfants y vivront un dénouement haut en couleur extrêment drôle et les adultes décèleront le clin d'oeil au final de la menace fantôme.

Les plus assidus (s'il y en a) repèreront un hommage culotté au rafle du Vel d'hiv en forme de chant de victoire contre toute forme de racisme ou d'objection à la différence. Difficile de ne pas voir en la Gerbil Hamsterviel, un certain dictateur court sur pattes, ridiculement petit dont le nom commençait également par H.[/spoiler]

Cette triple lecture illustre assez la teneur de Lilo & Stitch qui derrière ses apparats de petit Disney me parle avec une naiveté confondante.

Au delà, de ces spéculations, Lilo aimera toujours autant ses amis (substituts de sa famille brisée par un destin cruel) et Stitch (qui rappelons le, signifie en anglais couture ou point de suture, soit celui qui ferma les plaies de la petite fille) sera toujours là pour la petite orpheline.

Accueillons donc le petit Six Deux Cinq qui trouvera enfin un vrai nom, partons en croisière à bord du Patrouilleur Rouge de Combat, asseillons nous au bord du hamac, lieu des grandes décisions, chantons "Aloha Oe" en playback d'Elvis, apprenons à dévier la ligne d'horizon pour infléchir le fonctionnement d'un trou noir.

Laissons nous donc aller à la folie éveillée de ce délire intergalactique trop mignon pour qu'on en dise du mal. Aloha.

Rating ★★★★☆
Posted by raindrop at 23:56:58 | Permanent Link | Comments (0) |

Kiraware Matsuko no isshô aka Memories of Matsuko(2006)

IMDB



Director Tetsuya Nakashima
Cast Miki Nakatani, Eita, Yusuke Iseya, Teruyuki Kagawa, Mikako Ichikawa
Genre Comedy, Drama, Musical
Synopsis:
Lorsque Kawajiri-kun se fait larguer par sa copine, il apprend le décès d'une tante dont il n'avait jamais entendue parler. Matsuko de son prénom fut retrouvée morte près de la rivière de son domicile.
Sous la demande de son indifférent de père, il se rend sur les lieux pour faire le ménage dans le taudis qui servait d'appartement à la défunte tata.
Au fil des rencontres et des témoignages commence le récit de la vie calamiteuse d'une femme japonaise issue du baby boom, à la fois maladroite, naïve et d'une beauté transcendante.

Avis:

Nakashima, enfant de la pub et turbulent réalisateur du remarqué Kamikaze Girls confirme son affection pour les marginaux.

Il nous invite à parcourir un Japon, dont décidément, il adore la campagne et rend au hommage au 5 dernières décades que le pays du soleil levant a connu à travers les yeux d'une jeune femme japonaise qui cherchera sa place dans une société où tout est écrit d'avance pour tout le monde... sauf pour elle.

La signature de Nakashima a le mérite d'être tranchée: couleurs saturées, coupures MTViennes, focales larges, situations pittoresques et personnages burlesques contribuent à restituer un Japon fantasmagorique où il le soleil est continuellement à son couchant.

Il ajoute pour ce film une touche de Comédie musicale Jpop en invitant Ai et Bonnie Pink à pousser la chansonnette et un peu à la Forest Gump insert deçi delà les évènements marquant de chaque époque.

Le mélange typiquement japonais de trépidances, de grotesques et d'émotion déplaira aux coincés qui s'abonnent aux cahiers du cinéma pour de vrai dont film de culte qui n'a pas saisi le kitsch assumé du film.

Au delà de celà, Miki Nakitani porte le film sur ses frêles épaules, formidable comédienne, envoutante dans Hotel Venus, incendiaire dans Chaos (le premier film du réalisateur de Ring) et juste touchante dans l'adaptation cinématographique du drama à succès Densha Otoko.

Elle y campe une "marchandise périmée" (24 ans et toujours pas mariée) qui n'aura de cesse de donner l'amour sans jamais le réclamer en retour, préférant être battue que... seule. Meurtrie dans son rôle de fille par un père indifférent, elle vivra d'homme en homme et de rôle en rôle. Tantôt femme docile au foyer tantôt maitresse puis barmaid, puis prostituée, elle sera exploitée par le misérabilisme d'une gente masculine sans vergogne dont le spectre balaie du simple salaryman au gangster.


Comment ne pas y voir une critique au vitriol d'une société dont l'adage est de marteler la tête de clou qui dépasse relégant sous une bienséance trompeuse les blessées, les atypiques et les marginaux au ban? Au delà, de ce réquisitoire et encore, le traitement est tartiné de gags, histoire de contourner la censure (très sévère au Japon), on y décèle à travers la beauté de Miki Nakitani, le désespoir d'un être oublié par le sort.

Disponible en DVD import (sous titres ENG).

Rating ★★★★★

Posted by raindrop at 14:46:00 | Permanent Link | Comments (0) |

samedi soir Lyonnais

En sortant d'Inland Empire, avec des têtes aussi grosses que nos yeux exorbités par l'incompréhension et l'angoisse, Mathi, Ced et moi-même n'avions besoin que d'une chose: rassasier notre appétit pour les bonnes choses.

Nappes pourpres, ambiances zen et serveuses en tenue traditionnelle, je vous laisse le soin de deviner cet enseigne que je ne présente plus. Petit indice: ça parlait coréen dans l'assistance. De quoi faire chuter notre tension et partager notre vécu sur la dernière oeuvre lynchienne et bien plus (heureusement).

Des bières Hite, un 2e service de Soju, une entrée sur 3 et le thé offerts par la maison. Notre gratitude se traduisit par un pourboire généreux pour la gentille serveuse (une adorable et serviable connaissance). Addition avoisinant les soixante sacs mais sans regret, aucun.

Nous repartimes, le ventre plein et la tête bourdonnante longeant les quais du Rhône flanant comme à l'époque de nos études en Ecole. Souvenirs, souvenirs.

Posted by raindrop at 01:22:17 | Permanent Link | Comments (4) |
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