Mardi 30 Janvier 2007

Exiled - 2006

synopsis:

Macao, qques mois avant la rétrocession, un parfum d'incertain flotte dans l'air dense de cette île paradisiaque. 2 hommes vêtu de gabardine noire frappent à la porte d'un petit appartement et demande un certain Wo. Une jeune femme répond par la négative. Résignés, les 2 porte flingues emportent leur sac de sport sombres plus loin.

A nouveau, 2 hommes frappent et font la même requête. 4 hommes, 2 contrats sur la tête d'un seul homme?

Bienvenue dans le cinéma de Johnnie To.


Avis:

Macao, petit bastion ibérique du Portugal jusqu'en 1999, accueille le cinéma de Johnnie To après ses péripéties électorales. Ici point de gratte ciel, ou de démesure, le train pépère de To et son appétit pour les temps morts trouveront en ce décor tropical un terrain propice aux obsessions de ce réalisateur qui contribue à faire monter en gamme le cinéma made in Honk Kong.

Habitué des polars à petit budget, To livre comme à son habitude une histoire probable mais pas forcément possible et nous insère dans un entre 2, disputés entre des idéaux nobles et des simplicités de vie si familières.

Et ça marche.

Rappelant à bien des égards, The Mission, To capture encore une fois les instants fugaces pour mieux les magnifier, les croquer et trouver dans le plus petit détail une beauté universelle. Cf la partie de foot improvisée par les gardes du corps avec une boulette en papier dans The Msision... Il préfèrera par exemple suivre au premier plan, le parcours d'une canette à 6 mètres au dessus du sol plutôt que la chorégraphie des assassins en mode auto-kill. De la même manière ses personnages principaux préfèreront le squattage arrosé entre potes que la récompense d'un contrat.


Personne sinon To, ne saisit la tension avant l'orage avec autant d'acuité et cette maitrise du compte à rebours. L'instant grisant avant que n'éclate l'orage, lorsque l'air s'alourdit et que les respirations se font lourd, que l'atmosphère bourdonne jusqu'au borderline. La voilà, la signature de ce réalisateur qui gagne à être connu! To en horloger et maitre s'amuse de cette mécanique, pour mon plus grand plaisir.

Il prend également le contre pied des gun fights à la John Woo avec des fusillades certes plus statiques (par rapport aux ballets chorégraphiés de Woo) mais puisant d'avantages dans les techniques militaires: feu de couvertures, appatage, ferrages. Contrairement à Woo (qui contribua beaucoup au cinéma des Wachowski), les gunfights sont des parties de poker: bluff, pari, fold, raise, re-raise, les gunners se lancent à corps perdu dans des considérations beaucoup plus statégiques motivés par des valeurs telles que l'amitié, la pudeur et la fierté du salopard.

Lachant ses personnages en roue libre, le scénario fait la part belle aux amitiés viriles et à la confiance en un destin joueur lui aussi. Avec To, nous ne sommes rien, seulement des pions et notre volonté n'a aucune importance. Seuls résident nos motivations, la noblesse de nos aspirations. Gangster ou pas, tout ce qui compte est d'aimer la vie et de tout lui donner car après tout, nos mains sont vides.

Posted by raindrop at 01:16:39 | Permanent Link | Comments (4) |

Lundi 29 Janvier 2007

Violet Sauce - Amuro Namie - 2006

Toutes couettes et cuissardes dehors, la si dérirable Amuro-chan nous sert une louche de violet sauce, le titre qui servit de générique au film Sin City (au Japon).

Ouverture du DVD concert tant attendu (lancement prévu le 24 février prochain), le titre fait joyeusement la fête entre des guitares rock, un piano impérial, une rythmique hip hop, les violons hypnotiques, ambiance chamarrée.... tout à fait reflet de ses prétentions Hip Pop!

Que peut elle bien porter sous ce grand cache poussière?

Février semble si loin!!! Yell

 

Posted by raindrop at 23:28:46 | Permanent Link | Comments (0) |

all in - 2003


Synopsis:

Corée du Sud, fin des années 80, Kim In-Ha, alors orphelin agé de 10 ans, participe à des parties de Hana Fuda. Sa participation est cruciale puisque, par un langage des signes il permet à son oncle, joueur et tricheur invétéré de remporter les mises.

Quelques années plus tard, Kim In-Ha, dans sa fuite loin des perdants furieux, fait la rencontre de la jeune et naive Soo Yeon qui se rend chez son père à Seoul.

Entre sa bande de copains qui vivent de larcins et l'école, In-Ha fait la connaissance d'un élève rebelle et pourtant gosse d'un riche entrepreneur véreux: Jung Won. Entre les 2 garçons nait une rivalité teintée d'admiration, de respect et de jalousie.

Tout se complique lorsque le gang des Brown Bear s'en prend au père de Soo Yeon, alors criblé de dettes de jeu. Ne pouvant rester indifférents aux larmes de la jeune fille, les 2 garçons s'impliquent à leur dépend ou presque...


Avis:

All in qui en anglais se traduit par Quit ou Double, est mon premier drama de gangster coréen. Le seul du monde? Flamboyant, fastueux et larmoyant à souhait, il trace le parcours d'une âme au talent de Gambler prononcé et au destin cabossé.

Commençant dans le caniveau des rues sales de Seoul avant le boom économique*, la saga de 24 épisodes (soit moins d'une saison à l'américaine) passe par la crasse des maisons de jeu clandestines, au tapis des croupiers, le luxe des palaces de l'île de Jeju, aux plus belles femmes, à l'argent sale et jusqu'aux arcanes du pouvoir.

All in est avant tout le portrait par un acteur qui aujourd'hui a fait ses preuves: Lee Byung Hun, acteur tellement successful depuis le mondialement acclamé (pour sa ressemblance avec Alain Delon), A bittersweet Life, que les développeurs de Capcom l'ont numérisé pour incarner le personnage du plus spectaculaire des jeux video du moment sur Xbox 360: Lost Planet.

Les fans de Full House (et ils sont nombreux) auront le plaisir de croiser la (très) belle Song Hye Kyo dans un rôle très éloigné de la pimpante Ji-Eun. Les fans Hardcore de drama reconnaitront la pimbêche de Winter Sonata, le play boy amnésique de Last Dance is with me et une floppée de seconds rôles familiers pour l'oeil amusé du squatteur de séries made in Kleenex pour yeux bridés.


All in défend un certain drama comme il ne s'en fait plus. De la même école de que les mythiques Winter Sonata et Stairway to Heaven, il draine avec lui des ingrédients qui ne trahissent pas l'oeil averti. Dans ces dramas là, certains détails se retrouvent:

- les acteurs/trices ne s'essuient pas les joues quand ils pleurent (ni le nez d'ailleurs)

- les femmes ne sont bonnes qu'à attendre et subir les évènements

- les hommes sont tellement tétus qu'ils ne voient pas la peine de s'expliquer ou de se justifier devant les femmes

- le catholicisme et ses valeurs s'ancrent dans le quotidien, images troublantes d'une culture tiraillée entre influences disparates

- les croyances bouddhiques s'entremêlent avec ce qu'on appelle en occident le karma (comme une couche par dessus les pseudo coincidences et les filiations hasardeuses)

- les décors ne sont pas encore secs et sont sortis de chez Stark

- les armes à feu se courent après, économie insulaire oblige, le traffic d'armes en Corée relève de l'exploit. on préfèrera les lames, issues des industries poissonnières

- les mariages arrangés échuent aux plus nantis et le dilemme entre mariage de raison et d'amour tombera sans surprise


All In par ses péripéties m'ont franchement emballé et expliquent mon silence radio depuis qques jours. Tiraillé entre son amour pour la jeune fille, son seul talent de gambler et un destin facétieux, In-Ha poursuivra sa quête de reconnaissance et trainera avec lui ses bien aimés dans un désarroi incommensurable. Saura-t-il se sortir du cycle perpétuelles des souffrances? Aura-t-il enfin une donne digne de ce nom? pourra-t-il concilier son bonheur sentimental et son ambition de gambler?

Plongeant dans la misère après chaque défaite contre son karma, il est une parabole humaniste de la résilience et de la percévérance contre les caprices des astres.

Enchanté d'accompagner ce personnage, j'avoue, j'ai vibré, espéré, attendu, ragé pour un final qui décevra peut être mais comme toujours dans les feuilletons coréen: le parcours prime sur la destination.

*ie avant que LG, Samsung, Daewoo, Hyundai ne s'affirment en temps que rivaux des Japonais et non plus comme simples fournisseurs, devant Sony notamment.

Posted by raindrop at 00:58:24 | Permanent Link | Comments (2) |

Samedi 27 Janvier 2007

Jeu de Table(s)

Aux Lyonnais(es) de deviner où je me suis rendu (attention, il y a des pièges):

Si vous êtes myopes, les images sont clicables. Je suis gourmet, pas opthalmologue. Non mais...

A - festin de cotes de porc grillées

B - riz croustillant aux épices et fruits de mer servi

C - fondue à la cambodgienne

D - Kimchi Chigae

E - Junk Food

F - Kimchi kelkechose...

G - Boeuf bourgignon et yaourt de potiron

H - Tam Mac Hou (aka la salade ultra violente)

I - la bouffe des vainqueurs


J - les makis de la chiasse

Posted by raindrop at 14:26:22 | Permanent Link | Comments (13) |

Vendredi 26 Janvier 2007

The edge of Soul - 1996

Je n'étais qu'un gamin. Aujourd'hui le titre tourne en boucle dans mon baladeur. Et je le redécouvre littéralement. Mélodie entrainante, paroles positives, guitares virtuoses, batterie galopante soupoudrés d'instruments traditionnels: les violons, les percus asiatiques et la cythare!!!!

Que d'atouts et d'abnégation pour un titre de 5 minutes, opening... d'un jeu video!!!! Soul Edge, l'ancêtre du monumental Soul Calibur, infligea une claque phénoménale au monde du jeu video avec ses effets de lumières, sa rapidité et sa jouabilité (comparé à Toshinden par exemple).

Ne restait plus qu'au gamer de s'approprier les personnages principaux. Et en avant les nuits blanches. Le choix devenait cornélien entre Taki, la femme ninja vengeresque aux formes plus qu'avantageuses, l'impétueuse Mina fuyant l'autorité de ses parents, Voldo, l'élégant assassin espagnol au look SM, Siegfried, l'irréprochable guerrier sur son Cheval blanc, Rock, le paternel bourru mais plein de loyauté, etc, etc.

Et dire que ça fait déjà 10 ans...

Et le clip de l'opening. Moment de nostalgie:

 

Posted by raindrop at 23:53:20 | Permanent Link | Comments (3) |

Jeudi 25 Janvier 2007

Sakuran - 2007 (trailer)

Quand les Japonais se ré-approprient les geishas qu'Hollywood leur avait vilement pillées avec leurs complices chinoises (et quelles complices!), on a droit à un festival de couleurs, d'humour décalé et de rafinement nippon ni maufais.
Les 2 minutes de ce trailer rabillent les 2h et qques de Mémoires d'une Geisha, ce vrai film faussement japonais avec des fausses geishas vraiment chinoises. Ceux qui suivent un peu mes blogs se souviennent peut être comment j'ai vertement réglé son compte à ce portrait colonialiste d'un Japon vu entre 2 pains d'un burger.
J'ai hate d'autant que l'actrice principale n'est autre qu'Anna Tsuchya, rockeuse japonaise déjantée (vue dans The Taste of Tea - souviens toi Chris - et Kamikaze Girls) , et qu'aucune date européenne n'est annoncée.
le site web pour les plus courageux(ses).
Posted by raindrop at 20:48:04 | Permanent Link | Comments (7) |

Ma sonnerie de Tel

Tombé sous le charme de LocoRoco, le jeu renversant sous PSP, je me suis mis le thème en sonnerie. ça me donne l'impression que ces petites bouilles au langage inintelligible vivent dans mon 06 et accessoirement quand on m'appelle, ça fronce le sourcil tout autour de moi avant d'éclater de rire.

J'adore.

un peu de karaoké pour dérouiller ces zygomatiques.

Posted by raindrop at 20:11:00 | Permanent Link | Comments (6) |

Mercredi 24 Janvier 2007

Nous, les Dieux (l'ïle des sortilèges) - Werber -

Allons donc.

pas d'image ni de video pour cette fois. Seulement un bouquin.

Lorsqu'un roman mêle les sciences, la philosophie et le mysticisme vous pouvez soupçonné un certain auteur français. L'auteur des foumis, oeuvre qui fit parti de certains programmes pédagogiques (en mathématique...) poursuivait son jeu de poupées russes.

Voyage au coeur de ma lecture.

Ne lisez pas Werber... sans avoir lu la trilogie des fourmis. Oui, les 3 oeuvres plus qu'indispensables apportent des clés à cet ouvrage. De même avant de lire ce cycle des Dieux, il est bien plus intéressant de s'approprier les 2 précédents épisodes auxquels de nombres références sont faites: les thanatonautes et l'Empire des Anges. Alors que Werber jouait aux épisodes parallèles (avec le père de nos pères, l'encyclopédie des savoirs..., le livre du voyage, l'arbre des possibles), entre emprunt d'idées et prototypage de narration, Nous les Dieux s'inscrit dans une trilogie, nous dit-on, qui elle même est le 3e chapitre d'une... trilogie. Jeu de poupées russes encore une fois. et bim.

Pirouette marketing ou élitisme hérité de l'éducation à la Française, le temps nous le dira.

Ce bagage là ingurgité, je me sentais prêt à affronter les 400 pages poche qui m'attendaient (je préfère les éditions poche parce que les bouquins avec moi finissent en charpi : choix économique plus viable).

Quelle ne fut ma déception d'assister à tel marasme d'idées machées et remachées!

Les emprunts de ci de là de ses précédentes oeuvres passent pour de l'auto-citation gagarisante. Les pseudo énigmes n'étonneront que ceux qui n'ont jamais lu de Werber. La narration certes se complexifie mais ne ménage pas aussi bien ses effets que les fourmis. On a le sentiment d'une écriture dans l'urgence et un besoin de construire en même temps. Les idées tombent parfois comme un cheveu sur la soupe comme un gars bourré qui vous interpelle dans un bar pour vous sortir les lieux communs certes les plus atroces (l'apparté sur la géopolitique Coréenne* et celle sur les humiliation des femmes) mais dont la véracité restent à prouver (un roman ne tient pas lieu de preuve cf la confusion du Da Vinci code auprès du public ignare qu'ils visait) et du coup annihile tout pouvoir de persuasion.

De ce récit à la première personne ponctuée d'insert pseudo-encyclopédiques qui restent donc à vérifier, on regrette le manque de concentration. Tout celà semble trop vrac, trop "focusless".

On relève également les penchants de Werber pour les sciences cognitives et cette fascination pour la méditation transcendentales. Je regrette personnellement qu'une personne puisse penser des idées aussi pessimiste de l'après vie. Pour Werber, on ne fait que passer d'un stade à un autre, suivant une évolution qui se voudrait logique mais qui en fait n'est qu'un gros amalgame de plusieurs courants de pensée. En celà Werber draine une pensée New Age particulièrement riche mais fausse car à trop tirer la couverture dans tous les sens on finit par la trouer. Lui qui veut rassembler dans l'originalité, n'a fait que méler principalement des conceptions catholiques avec la mythologie grecque.

Lui qui prone utopiquement de penser par soi même ne reste qu'un simple admirateur de Darwin (la sélection des meilleurs). Quelle originalité donc? Et sa fascination/répulsion à Proudhon, pilier de l'anarchisme, m'écoeure et présente un danger patent pour tout lecteur/lectrice encore faible ou vierge spirituellement (qui n'a pas ses convictions ou les moyens de critiquer). Certes ce n'est pas de sa responsabilité.

Je reste donc dans l'expectative pour les tomes suivant du cycle des Dieu car l'île des sortilèges finit comme un vieux Stephen King des familles: en queue de poisson... Un peu chiche après 400 pages quand mémeeeuhh.

Je préfèrerai 100 fois me rabattre sur la communauté d'Emmanuelle.

* en faisant des recherches j'ai appris à ma grande surprise qu'il est adulé en Corée du Sud depuis les fourmis. Flattage d'égo gratuit, quoi...

Posted by raindrop at 15:09:46 | Permanent Link | Comments (2) |

Je me sens roulé...

Voilà ce qui m'a accuilli au pas de ma porte:


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Résultat: j'ai une chaussette trempée pour la journée.

Posted by raindrop at 08:42:33 | Permanent Link | Comments (7) |

Lundi 22 Janvier 2007

cuteness overkill

La combo Dimanche et Samedi de ce WE eut raison de moi. Chargé à la chevrotine d'une émotion nouvelle, le passage des âges et des renouvellements me suprendront toujours.

Un petit frère grandit. Des petites cousines adorables venues rendre visite. Les gazouillis et les rires peuplent encore mon inconscient embrumé de ce lundi matin.

La video la plus cute de tout Youtube pour raviver encore ces braises d'un we tendresse et me rappeler que décidément, je me meurs bien vite.

 

Posted by raindrop at 18:45:58 | Permanent Link | Comments (2) |
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