Dimanche 31 Décembre 2006

Heroes (kiss my ass)

Y en a marre.


Marre de tous ces blogs et tous ces GENS qui me prennent la tête avec la dernière série du moment.

Qu'est ce que j'en ai a tapé d'une série qui cartonne aux Etats Unis et qui va faire soit disant des ravages sur les chaines Françaises?

Nico-kun m'a (re)mis une couche de Heroes et les billets buzz sur cette série ne finissent pas de fleurir telle l'ambroisie au début du printemps: j'en fais une allergie!

Affichant "I think I can fly" dans son caption d'MSN comme si ça faisait style ou bien titrant un commentaire "Save the cheer leader", marre qu'on nous saoule de ses produits pour lesquels ils n'ont rien à gagner mais dont "ils" font la promo, marre des séries "addictives" qui ne reposent que sur des incohérences placées deçi delà pour faire sursauter l'audimat sans véritbale enjeux dramatique ni intérêt quel qu'il soit sinon que techniquement les scénaristes méritent leur pécune.

Prison Break a décidément été la goutte de trop. On m'en a dit tellement de bien qu'au final, malgré les 6 premiers épisodes diffusés sur M6, je ne trouvais rien de mieux à faire que d'insulter à mort ce héros maigrichon, aux yeux bleus, super intelligent, qui sait tout dire, tout faire et tout surmonter. Prison Break n'est rien d'autre qu'une série d'atardé mentaux: les jeunes filles pourront y admirer un jeune héros échappé d'un podium de mode et les hommes ..Sealed ben je ne comprends toujours pas pourquoi des mecs regardent ce série sinon qu'ils sont gays? d'autant que le scénario est d'une incohérence absolument affligeante, exemples à l'appui: le gars qui fait rentrer dans soit disant une prison de haute sécurité, une corde 10 mètres cachée dans la doublure d'une veste ou bien un des détenus en fuite qui demande qu'on attende soit disant un camarade alors que la prison est un lieu d'avilissement et de destruction de la part d'humanité...)

Quel INTERET lorsque le héros est un vrai couteau suisse ambulant beau comme un camion?

ça c'est pour prison break, mais parlant des séries en général, je ne retrouve plus goût à allumer mon poste. J'admets je regarde beaucoup de séries Japonaises ou Coréens.

D'abord pour la durée raisonnable des épisodes: en moyenne 11 épisodes.

Ensuite pour l'appartenance azn qui indéniablement touchera chez moi peut être des ficelles dramatiques que les Américains ou Français sont incapables de concevoir.

Enfin, les dramas et autres abordent des personnages dans toute leur imperfection ce que les dernières séries américaines du moment oublient totalement au profit d'un scénario à rebondissements multiples sacrifiant sur l'autel de l'audimat, la psyché des personnages et au passage la crédibilité du tout.

Qu'on ne me parle pas de Jericho...

Posted by raindrop at 01:57:48 | Permanent Link | Comments (0) |

Jeudi 28 Décembre 2006

Yakiniku - 126 rue de Sèze (récidive)

Elle s'en va.

Ayant trouvé ailleurs meilleure opportunité de carrière une ancienne stagiaire et CDD a décliné un poste dans la société qui m'emploie. Pour marquer le coup de son départ, les collègues pensaient manger une fondue au Fromage. bien entendu j'acceptais. Mais en y repensant, je ne suis, mais alors pas du tout, adepte de fromage!!!!!

Certes, les produits laitiers sont essentiels pour le calcium, j'ai beaucoup de mal. J'ingurgite un grand verre de lait froid au saut du lit mais qu'on ne me parle pas de fromage. C'est à peine si je supporte le beurre dans un jambon-beurre... Ok, je ne suis pas allergique (il y a d'autres produits pour ça) et c'est de la mauvaise volonté mais qu'on aille pas me faire croire que tremper un bout de pain dans un fromage en fusion c'est un repas...

Heureusement, comme un sauveur, mon téléphone sonna qques minutes que dis-je?! qques secondes avant l'heure fatidique du repas: mes cousins au bout du fil, dont un que je n'avais pas vu depuis des lustres.

Résumé de la conversation:

- Salut. J'essaie de t'appeler depuis hier mais tu réponds pas. On mange ensemble?

- Mais t'es pas à Avignon?

- non, je suis à Lyon, là.

Le "là" qui ponctua la fin me laissa sans voix mais sans surprise! Si typique des familles et des azn: "anticipation" ça n'existe pas dans le vocabulaire Lao. Mais c'est comme ça et je sais que je pourrais me permettre la même chose en allant visiter les miens.

Mes collègues sachant que ma famille est prioritaire en tout, d'autant que la faute incombe à celui qui ne répond pas au tel, je dus m'excuser (et allègrement me faire insulter, sigh) pour partir en douce rejoindre mon Ohana, mon havre de paix!

En cette saison particulièrement rude, une bonne soupe bien épicée était le seul remède. Jugez plutôt:

Le Yakiniku est un petit restaurant (trop) discret dont l'activité a commencé il y a un an. Il représente une alternative particulièrement intéressante pour ceux qu'ont les moyens de manger au Dainamu enseigne incontournable pour tous amateurs de cuisine asiatique, et surtout coréenne. Ils seront tombés des nues au moment de passer à la caisse (c'est mon cas à chaque fois mais connaissant une des serveuses - merci Mati et Ced - et ne regrettant aucunement mes méfaits de table c'est sans regrets que je me fais gentiement délester de 40€ par repas.

Le Yakiniku instaure une ambiance familiale et beaucoup plus accessible. Le menu n'a (presque) rien à envier au Dainamu. La serveuse finira de vous convaincre et les prix sont beaucoup plus raisonnables.

Ma suggestion: le Kimchi Chigae ou sa version fruit de mer. Une soupe où baigne des morceaux de tofou, du porc en petites tranches dans une soupe à base d'oignons, poireau, de chou et de piment ROUGE!

Aucun regret pour la fondue au fromage!!!

Posted by raindrop at 23:55:00 | Permanent Link | Comments (5) |

Mercredi 27 Décembre 2006

Brutalité Culinaire

Un comble.

Azn et pourtant c'était une première. Un passage obligé pour tout bridé qui se respecte. Rite de passage vers l'extase. Comment peut on imaginer une vie privée d'une telle plénitude? Rien ne remplacera ce moment entre la saturation et le relachement guttural d'un roh. Longue vie à la fondue.

SamK, Mega, Sophal et Kiki eurent la brillante idée de débarquer en mon appartement hier soir. De promesse en promesse, nous avions convenu d'un cassage de bide en règle. SamK, métissé Chinois - Khmers, m'avait pourtant mis en garde:

- Ma mère tient à te préparer un plat. Il faut que tu te prépares psychologiquement: ça va être crapuleux.

Je le regardais d'un air goguenard. La cuisine de ma mère n'a rien a envier à la tienne, je lui ai répondu. L'orgueil si macho du savoir faire culinaire ancestral des mam's azn auraient facilement allumer les mèches d'une bagarre violente.

Déterrant la hache de guerre, SamK déboulait chez moi armé d'une marmite à fondu et de 2 plats:

  • légumes
  • viandes / fruits de mer

Il sortait le grand jeu, la fondue, en Khmer: Dia Hone. Admirez:

Le parfum de la sauce Saky Yuki embauma rapidement l'appartement et les clapotis naissant du bouillon ajoutait au compte à rebours. Tendu sur mes baguettes comme sur des starting blocks, J'attendais le feu vert... pour jeter tout ce qu'il y avait à porter de baguettes dans le bouillon en ébullition: chou chinois, courgettes, calamars, crevettes, boeuf, tabouret, assiettes....

Et dans une grand élan de convivialitié, plongions nous les baguettes dans une grande fête entrecoupée de "put1 c de la bombe", "ta maman a assuré", "Ouah trop puissant" et autres onomatopées impossibles à reproduire malgré les 105 touches de mon clavier.

Défait avant KO, avec regret, je jetais l'éponge au bout de trois assiettes et malgré ma gourmandise, physiquement c'était impossible de continuer malgré le plaisir du corquant des crevettes mélés au chou dans la sauce pimentée / sucrée. Kiki et Mega, les 2 ogres automatiquemet affamé en permanence, firent pété les compteurs et leurs boucles de ceinture.

SamK n'avait pas menti.

- avant -

- après -

Posted by raindrop at 13:40:03 | Permanent Link | Comments (4) |

Mardi 26 Décembre 2006

Foxxi misQ - A-L-I-V-E - 2006

Lorsque le Japon apprend bien ses leçons et joue le bon élève ça donne Foxxi MisQ.

Un girl band reprenant la formation triptique initiée par les regrettées TLC (Left Eye déceda tragiquement d'une balle, ce qui mis fin à la carrière des filles) qui a fait la gloire des Beyonce et autres Kelly Rowlands.

Girl band emmené par un RNB (celui de Skyrock...) puisant dans les tendances urbaines, les 3 jeunes japonaises instillent un rythme enlevé par ce titre débordant indubitablement de références propre au Japon et à son jeu de miroir avec l'occident.

On notera au hasard le mythe misogyne du jeune homme blindé de joncaille crachant un anglais incompréhensible et des "yeah, uh, uh" à tu-tête à coté de jeunes filles disons.... en bonne santé.

Les voix suaves (assez inattendues pour des Japonaises qui nous ont habitué à des voix fluettes, perce tympan) se la jouent allègrement DestinyChildesques.

Les costumes ridicules de ce marché musical (comme sur la photo plus haut) nous sont heureusement épargnés et l'on a droit à du streetwear du plus bel effet. Ce qui ne manquera pas de d'être plus abordable pour les fans.

On remarquera bien sur les teintures de cheveux mais aussi les lentilles bleus, le bronzage des Ganguro et ce mélange Ero-Kawaii* introduit par la vache kumi, sa vulgarité en moins.

Musicalement, je suis preneur. L'instru saccadée, agressive à souhait et le chant rapide rappelleront les grandes heures de Say my name, Bill, bil, bill et autres Independent Woman. ça bouge, c'est plutot agréable sans la provocation de la miss Kumi. Certes ça n'a ni la classe ni le torride de Namie Amuro (Want me want me) mais qu'importe quand le flow est bon.... Enjoy.

clip récupérable chez Jpop-no-pv.skyblog.com

*Ero Kawaii: look mélangeant sans complexe le Kawaii, le mignon, ce qui a trait à l'enfance et sa tendresse avec l'érotique. On remarquera par exemple le siliconage des attributs féminins et souvent le recours au bottox. Koda Kumi ajouta au look, les clichés fétichistes, les poses et chorégraphies suggestives et hop, vous optenez la chanteuse la plus successful de l'année 2006.

Posted by raindrop at 19:19:27 | Permanent Link | Comments (4) |

HIGH and MIGHTY COLOR - Okizarisu - 2006

Voici une des formations les plus étranges de la scène japonaise: High And Mighty Color serait un mélange improbable de Linkin Park et Evanescence dans cette bonne vieille langue des estampes. En celà, le groupe ne surprendra personne. Seulement, avec celà ajouter qu'ils ont fourni l'Opening d'une série ultra coté: bleach et qu'apparemment le succès du groupe dépasse les frontières de l'archipel.

Comment concilier ambiance gothique, charme discret d'une idol, chant saccadé d'un hurleur, look destroy et virtuosité bourrine du Metal?

Les six angry kids nous offrent une ballade de Noël... musclée. Cocktail idéal pour ceux qui pensent que les ballades c'est pour les baltringues.

Clip récupérable chez Jpop-no-pv.skyblog.com Enjoy:

 

Posted by raindrop at 02:19:13 | Permanent Link | Comments (0) |

Je suis une pince

Dans ma course effreinée au cadeau, je me mets sagement comme principe de n'acheter que pour offrir. Exit donc pulsions d'achat incontrôlé de bétises en tout genre pour moi, spécialiste entre autres, de l'achat du n'importe quoi qui de préférence ne sert à rien.

Mon dernier exploit en date étant mon petit fantôme de chez IKEA à mettre à côté de mes goodies Ghibli revenus du Japon accompagnées de mes petites figurines de geisha en bambou dont une décapitée par inadvertsance attendant son traitement à la super glue qui colle les mocassins au plafond.

Désavantage? celui d'avoir grandi dans une famille nombreuse (selon les critères de la sécurité sociale)? je ne sais pas. Au Laos, avoir 5 frères ou soeurs c'est être dans la norme. C'est même peu... c'est d'autant avec un plaisir non feint que chaque année je me lance dans la chasse au cadeau. Cette année commencé un peu tard: le 22 Décembre...

Mon processus de décision quant au cadeau peut paraitre douteux. J'offre souvent ce que je me serais offert. Je ne suis pas du genre à essayer de deviner ce qui plaira au destinataire. Je me mets souvent comme axiome que j'offre ce qui m'aurait plu. C'est une manière de partager un peu de moi. Certains y voient une manière de me faire préter des affaires. D'autres y décelleront un ego surdimensionné voire déplacé. Qu'importe, de cette manière, j'ai le sentiment d'offrir avec authenticité, sans regret ni hypocrisie.

C'est dans cet état de réflexion et agité par le rush d'une procrastination en dehors de ma volonté que je me rendis à Indigo. Ayant trouvé le blouson ultime pour mon petit frère Scampi, je me dirigeais tranquillement vers la caisse. Comme de par hasard un 3/4 en cuir noir brillant pendait à côté et un vendeur s'affolait tout seul. Comme je jetais un petit regard innocent à son produit, il se saisissait de l'occasion:

- Bonjour Monsieur. il fait une petite courbette (Est ce excessif de dire que son raisonnement: yeux bridés = courbette est d'une crétinerie inhumaine? Est ce qu'il aurait apprécié que je réponde par un Shalom! en retour?). Le blouson en cuir vous plait?

- Mouais.

Me propose le vendeur d'essayer le modèle, en me demandant ma taille qui comme par hasard correspondait à la sienne. Le blouson enfilé, je me sens comme une deuxième peau: ce blouson est fait pour moi. Le vendeur de me barratiner: ça vous donne un look de Scarface. Et moi de gentiement, lui rendre le blouson: je ne suis pas venu pour moi et honnêtement 200€ son blouson, je le trouverais facilement à moitié prix à Clignancourt et en mieux coupé. Et lui de me sortir le vice d'épicier le plus moisi du cul que j'ai jamais entendu:

- Ecoutez, je vais vous donner un bon conseil, puisque les clients reviennent quand on leur donne un bon conseil(!). C'est sans méchanceté mais pour vous dire que votre cuir que vous portez maintenant, sincèrement (!), il ne vous met pas en valeur(!). celui que vous venez d'essayer est plus cintré et plus prêt de votre corps, c'est la tendance maintenant...

Je me souviens plus de la suite puisque je l'écoutais plus. j'avais une sérieuse envie d'essuyer mon genou sur son oeil, mais il a du sentir la patate, tellement je le regardais avec plein de haine. Il est donc allé parler un peu fort au fond du magasin pour jouer l'indifférence mais ça se voyait qu'il avait mal au fion de savoir que sa commission lui filait sous le nez. Pour ma part, je trouvais ça bizarre que les vendeurs s'accrochent à ma jambe (c'était aussi le cas à Darty et Carrefour) alors que d'habitude, ils ignorent délibérément la clientèle aux yeux bridées. Véridique: nous sommes des pinces.Money mouth Ou alors, c'est parce que je suis un gars. bref.

L'enfoiré avait réussi à me pourrir les 2 jours avant noël avec sa réflexion. Elle me trottait dans la tête... En même temps, je me disais que ce n'était qu'un enfoiré et que les conseils, je ne les écoute que des personnes que je connais vraiment. Mais la malice du méchant s'insinue parfois comme un implant dans la tête et ne vous quitte que jamais.

Fin de veillée familiale du 24, l'heure des grands discours en after avec des potes autour d'une shisha et de quelques dizaines de bières et autres substances bizarres. Mirra pété comme un coin et se finissant à la vodka orange:

- Raindrop (dsl je mets pas mon prénom...), je crois que j'ai mis trop de vodka dans mon cocktail. Va-z y, verse moi un peu de bière dedans. Oh, y pète sa mère ton uirque*: on dirait que tu vas sortir un gun et que tu vas buter des gens.

Vive les potes, de préférence bourrés à la vodka.

Ah oui, Joyeux Noël au fait. j'espère que vous vous êtes explosé le bide. moi oui.

*cuir

Posted by raindrop at 01:28:15 | Permanent Link | Comments (6) |

Vendredi 22 Décembre 2006

Arena Tour 2006 -(miss)understood

Artist Ayumi Hamasaki
Genre JPop
Nr of Tracks 23
Date November 1, 2006

Avis:

Ayumi, l'artillerie lourde d'Avex Trax, la maison de disque la plus puissante de l'archipel Japonais, revient en cette fin d'année avec un DVD concert. Rappelons qu'Ayumi se distingue par une production d'une régularité révoltante pour nos contrées civilisées où la musique doit avant tout être un art de préférence engagé, avec des textes, un talent pour le verbiage, soupoudré d'un peu de provocation et avec en prime une promo minimum dans le meilleur des cas par le bouche à oreille uniquement... Money mouth Parce attention! si la musique n'est pas amenée de cette manière, c'est forcément la Star Academy, donc sale.


Si vous n'avez toujours pas compris: je fais un gros doigt à tous ceux et celles qui viendront me prendre la tête en me sortant: tu es aveuglé par ta passion pour ce pays, qu'est le japon et tu ne distingues pas la qualité de la musique de cette artiste de pacotilles...

Ayumi Hamasaki, l'institution de la musique pop Japonaise après Namie Amuro, bien sûr, mérite qu'on s'y attarde. Elle occupa tous les écrans et donc tous les murs des rues piétonnes japonaises pendant près de 6 ans. Première dans les charts pendant plusieurs mois avec plusieurs entrées simultanées (souvent avec 2 singles par mois) dans le Top Oricon (l'équivalent du Hit Machine), elle s'impose aujourd'hui comme une diva intouchable et s'éloigne de plus en plus de son image de simple Idol (soit Kawaii et tais toi) de ses timides débuts. Le reportage de la CNN l'atteste: Ayu fait désormais parti du patrimoine japonais.


Au delà, du phénomène people, Ayumi a grandi dans l'estime de ses fans en remportant quelques joutes avec sa maison de disque notamment en signant plusieurs des paroles de ses chansons (Céline Dion ou Johnny n'ont jamais écrit un seul vers), en imposant son image sur ses dernières productions bref, devenant (presque) maitresse unique de son navire.

Quand à la musique elle même, je ne vous cacherai pas que c'est seulement depuis les albums I am et surtout le très personnel, Memorial Address que son chant a pris beaucoup de profondeur et une sensibilité jusqu'alors inconnue.

Ce concert en guise de fin de règne puisqu'aujourd'hui il faut compter avec la vache koda kumi de la même maison de disque...


Parlons donc show.

Broadway, l'Amérique et son spectacle démesuré, c'est ce choix qu'Ayumi a fait pour ses concerts désormais. Elle ne chante que dans des stades donc forcément l'assistance ne descend jamais en dessous de 30 000 fans. La démesure à l'image d'un ego de Diva.

Ayu ouvre le feu avec un Born to Be, fédérateur et festif. Engoncé dans une robe rouge vif en forme de pétale de rose, elle s'impose comme le pistille du moment, à cet instant et pour 2h durant, le centre d'attention et le lieu de fertilité, c'est elle.

Ayumi ne lésine pas sur les moyens, ce n'est pas moins de 3 écrans géants qui retransmettent des images en permanence complétés par 8 rideaux de diodes coulissant latéralement (comme des portes en papier). Avec une telle configuration, les possibilités de mises en scène frisent l'infini. C'est sans parler des surprises cachées dans la scène: ascenseur, trappe à pluie et effets piro-techniques. N'oublions pas les jeux aériens, la scène circulaire qui vient mourir au milieu d'un public extatique et bien sûr les costumes changeant selon les tableaux. Artifices vains, arrogants et cachant la superficialité des compositions, selon l'appréciation occidentale qu'on a de la musique. Travail, personnalité et générosité pour les fans de Jpop.


Ce qui est formidable avec Ayumi c'est que malgré cette mécanique fort bien huilée l'aléatoire a sa place. Avec Ayu, jamais le spectateur n'est à l'abris d'un petit clin d'oeil, d'une variation de thème ou d'instrumentation, voire même d'une erreur de ton, d'une chute ou d'un oubli de la miss. Si, si.

Il n'y a pas plus belle entropie, qu'Ayumi en concert! impensable, agaçant et anti-professionnelle, pour une artiste européenne. Attendrissant et sympathique pour une artiste Japonaise!


Question tube, la miss mettra à l'honneur son opus de l'époque, rappelons qu'elle a, depuis, laché dans la nature un nouvel album il y a maintenant un mois.
Certes le set list ne fait pas mon bonheur, mais que voulez vous, tellement d'efforts sont fournis pour donner corps aux chansons qu'il serait mal venu de cracher dessus!
Terminons avec les 7 premières minutes du concert... Enjoy - Tanoshide!

Rating ★★★★☆

 

Posted by raindrop at 00:59:26 | Permanent Link | Comments (4) |

Jeudi 21 Décembre 2006

Gangster High aka Pongryeok-sseokeul (2006)

IMDB

Director Ki-hyeong Park
Plot (tiré de cinéasie):
Sang-Ho est un lycéen ordinaire. Il rêve simplement d’entrer à l’académie militaire sur les pas de son père, un colonel de l’armée. Peu après la rentrée des classes, il se lie d’amitié avec d’autres lycéens dont certains qu’il a connus par le passé. Avec Jae-Gu, Chang-bae, Kyung-chul, Hong-kyu et Sang-sik, ils forment une équipe de football qu’ils nomment « Tiger ». Après quelques échauffourées avec des lycéens plus âgés, ils deviennent les caïds du Lycée.

Cast Hie-jin Jang, Kyeong-ho Jeong, Jin-woong Jo, Hye-sung Kim, Haeng-seok Lee
Genre Action, Crime

Avis:

Malgré son titre traduit par un marketing d'handicapé, Gangster High vous prendra aux trippes imposant les codes implacables du film de gangster. Avec une traduction aussi minable du titre tout portait à croire que les coréens allaient encore nous farcir une comédie graveleuse en environnement lycéen. Galvaudage que nous avait servi le blockbuster de l'année dernière, j'ai nommé le fabuleusement pourri Once upon a time in High School (en voilà un titre qui donne des envies de coup de savate), film à casting de belle gueules sans charisme.

Le métrage réussit l'exploit non seulement de transposer avec beaucoup de gravité (et parfois de maladresse) les tenants et aboutissants du film de gangster (grossierté, sens de l'honneur, un héros dépassé par son succès, son penchant fatal pour une femme) mais y ajoute les ingrédients du film adolescent. Plaçons au milieu de tout celà, une jeune fille énervée, vulgaire comme un charretier et ressemblait étrangement à la divine Jun JiHyun et l'on obtient un cocktail explosif, tendu et racé.

Depuis si longtemps, je n'avais vibrer pour des gamins pétris de colère. Peut être même depuis Scarface ou Menace II Society, rarement je n'avais espéré vengeance aussi légitime, âpre et douloureuse.

Combien de fois, étant gamin, ai je vu mes bourreaux laminés par mes potes (Les grands, comme on les appelait)? Combien de fois ai je voulu tenir cette barre qui fracassait les côtes de celui qui voulait raquetter le peu de bien que j'avais entre mes mains?

Combien je regrette de devoir attendre ici alors que eux croupissent au frais?

C'était entre moi et Scampi, devant le match Lens - OL et qques bières:

Scampi: Je me rappelle avant t'étais un diable. Tu foutais la merde, tu te battais tout le temps. Même P**t, quand on était gamins, il avait 4 ans de plus que toi et tu lui arrivais là (montrant le niveau du cou). tu, t'es tapé avec lui quand même...

Raindrop: Ouais. Il m'avait bien dérouillé aussi...c'était il y a longtemps... Maintenant, il est à la rate.

Scampi: C'est mieux comme ça. T'es revenu de loin.

Rating ★★★★★
Posted by raindrop at 22:56:51 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi 20 Décembre 2006

Happy Feet (2006)

IMDB


Director George Miller
Plot Into the world of the Emperor Penguins, who find their soul mates through song, a penguin is born who cannot sing. But he can tap dance something fierce!
Cast Elijah Wood, Brittany Murphy, Hugh Jackman, Nicole Kidman, Hugo Weaving
Genre Animation, Adventure, Comedy, Family, Musical

Avis:

Du genre Animation, je suis forcément fan et quand en plus, le héros ou plutot son anti est un petit manchot maudit pour sa différence, j'applaudis des 2 nageoires!

Happy Feet déjà très encensé par fluctuat, ravira les plus grands.

Partant de la naissance puis retraçant le destin de Mumble, le petit manchot "mou du genou", Happy Feet porte un regard sur le monde empli de bienveillance et de foi en l'homme à un point presque douteux mais qu'importe. Laissons nous emporter par la magie du moment. Eloquent ce discours contre le fanatisme (religieux?). Comment ne pas y comprendre une critique de l'évangélisme (baptiste?) sauvage que France 2 a participé à diaboliser et une évocation du fanatisme religieux en général?

Touchant cette manière dont Mumble va transformé sa malédiction en un don surpassant l'entendement de ses paires. Fabuleux, le parcours du jeune et timide manchot rejeté, banni pour sa différence. Tordante, la rencontre des petits manchots hispaniques lachant en rafale des punch lines d'une précision chirurgicale.

Comment ne pas s'attendrir de ses silhouettes bonhommes dodelinant doucement des hanches? Comment résister à l'indignation quand Mumble et sa famille reçoivent les pics de ses paires? Comment rester de marbre lorsque le film évoque la solitude des êtres exceptionnels?

Je suis désolé de dire que le film ne s'adresse pas forcément aux enfants puisque le métrage prend une tournure très sombre vers les 3/4 du film. Tournure qui risque de chambouler nos petites têtes brunes (et oui, pas blondes!). D'autant que la charte graphique choisie se rapproche d'avantage de CGI réaliste que du look cartoon de Ice Age ou du look semi-animé des très réussi indestructibles.

Celà dit, je ne vous cacherai pas ma surprise d'avoir évité de peu des enfants en train de faire des claquettes, imitant mumble, alors que je quittais la salle de projection et me revenait en filigrane les miryades de films dont je n'avais pas du tout capté le plot (sinon qques années plus tard) mais dont les images peuplaient inexplicablement mes rêves.

Happy Feet est de ceux là.

Rating ★★★★★
Posted by raindrop at 15:33:00 | Permanent Link | Comments (0) |

échappé d'un cumulo-nimbus

Hey, My previous blog attempt was from a Taiwanese platform. nice layout and everything but accessing time was a pain so I moved here.

You'll get to know my interests and a bit of myself along the way. Wanted to try a nu provider. let's see.

OH already a glitch ---> (maybe it's invisible but I can't seem to find a way of suppression a space ...).

Posted by raindrop at 15:26:27 | Permanent Link | Comments (8) |
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