Live Free or Die Hard (2007)

Director Len Wiseman
Plot :
Alors que le service IT du FBI est sous la menace d'une attaque informatique, le Lieutenant McLane est sommé de trouver et d'amener un suspect Hacker au Bureau.
Avis:
Comme promis, je me rendis au Cité Cité pour un Die Hard écran géant. Comme prévu, les meilleures scènes figurent sur les trailers et le jeu consiste à trouver les transitions et l'ordre.
Die Hard 4 n'est pas mauvais. Son seul défaut est de s'appeler Die Hard.
Len Wiseman porte sur les épaules de sa caméra le lourd héritage de John McTierman. Il échoue dans bien des domaines.
Par exemple cet épisode 4 se pare d'un bleu fétiche au réalisateur alors que les précédents films n'ont jamais eu de telle prétention photogénique. Le Wiseman échoue également dans son scénario. Ses rebondissements stupéfieront les QI inférieurs à 2 alors que les 3 précédents avaient mené leur mystère jusqu'à la dernière heure.
Le charisme des méchants s'est perdu dans les lymbes de la série B que la gueule des figurants ne trahit pas. Bowman a le charisme d'une pastèque se prenant pour muscleman en costume. Ne parlons pas de l'ennemi de service. Tout le monde sait que la gueule cassé du méchant ou son romantisme ou son esprit tourmenté sont un ingrédient indispensable dans le choc frontal entre le gentil et le méchant. Or ce cadre dynamique d'opérette n'a pas une once de la folie éveillée d'Alan Rickman ou Jeremy Irons.
Maggie Q ne sera pas la big boss de fin de niveau tant attendue et son portrait n'a pas la classe ni le sex appeal que l'on aurait pu emprunter à son personnage du pourtant minable MI3. Même sans parler des atouts plastiques de la belle, la caméra ne rend pas justice à ses aptitudes au combat. Il semblerait qu'il y ait 5 sur l'échelle de Richter dès qu'il faut faire croire que l'action est mouvementée. Déception donc.
Pour l'anecdote, lorsque le Mc Lane la traite de "pute asiatique", par réflexe communautaire, mon sang n'a fait qu'un tour. Saleté de redneck
J'admets aussi qu'avec le succès de la merchatique, la salle comble m'obliga à prendre place au second rang. Ce qui au demeurant me fila une gerbe assez communicative. Le Wiseman confirme ses ascendants parkinsonnien avec sa caméra mobile en permanence surtout quand c'est inutile. Il confirme également qu'il ne sait pas donner vie à un dialogue (cf: la discussion technique entre Bruce et son hacker dans la ruelle ou bien le recourt à Silent Bob sont des preuves accablantes de sa faiblesse à ce niveau de réalisation).
Au mieux on peut parler d'un opération Espadon un peu plus viril mais n'est pas Michael Bay qui voudrait bien.
Toutes façons, je préfère Simon West.

