Jeudi 05 Juillet 2007

Les Amants du Spoutnik - 2007

De Haruki Murakami, je connaissais la réputation d'un artiste touche-à-tout, tantôt cinéaste, mécène pour jeunes illustrateurs et surtout écrivain. De son passage derrière la caméra, je garde le souvenir de Tokyo Decadence, peinture abrupte de la solitude en la capitale Nipponne. Film érotique pour les détaillants, film extrême pour les "cinéphiles", Murakami se plait à nager dans les eaux de l'indéfini.

Son écriture ne se soucit pas des étiquettes et ce roman confirme le plaisir de l'auteur dans un écrit sans détour, presque simpliste et plus subtil qu'il n'y parait. Ne dit on pas que le talent c'est aussi faire en sorte que le monde croit que c'est facile? Son séjour en Europe et surtout en Grèce transparait dans ses références musicales et littéraires, et participe au perpétuel jeu de miroir entre Japon et Europe sans la pédance pénible de Shirow.

On n'est donc pas surpris des plongeons introspectifs voire oniriques de certains passages et les basculements dans le fantastique arrivent le plus naturellement du monde assurant ainsi à ses oeuvres un attachement si particulier. Le même sentiment d'empathie transparait entre Ai de Tokyo Décadence et K. dans les Amants.... Derrière leus apparat ordinaire leurs blessures et leurs questions prennent le pas sur tout le reste.

Voilà de quoi donner envie de lire le reste de la biblio.

Posted by raindrop at 12:11:48 | Permanent Link | Comments (0) |
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