GiTS | SAC | Solid State Society - 2006

Tokyo 2039. Le terrorisme s'étend et exploite l'Internet comme vecteur de propagation. La section 9 dont la mission est de sécuriser le réseau par lequel des millions de cerveau sont connectés via des implants cybernétiques se voit confronté à une vague massive de suicides. Avant que mort s'en suive apparait de la bouche des présumées victimes un nom: le marionnettiste.
Alors que Batou enquête, il rencontre le Major Kusanagi qui avait donné sa démission 2 ans avant ces épisodes tragiques.
Avis:
Cette OAV prend place après les 2 saisons de la série Ghost in The Shell - Stand Alone Complex. N'ayant ni le temps, ni le goût de me lancer dans une série dont je redoute la pénibilité, cette OAV est une opportunité inespérée de jauger à nouveau de la bonne santé des oeuvres de Shirow.
Masamune Shirow a toujours eu la facheuse tendance à prendre un ton encyclopédique énervant, pédant et inutile. Ces Manga papiers s'attardent souvent sur des détails techniques dont franchement on n'en a cure. Allant parfois jusqu'à déssiner des bulles plus grandes que les cases... du tintin, quoi.
Les adaptations animées par Mamoru Oshii, restituent assez cette fascination pour les spéculations existencielles dont la stérilité en découragea beaucoup.Ces longs dialogues soit disant un hommage à une Europe de l'abstrait (ne riez pas c'est un client Japonais qui m'a sorti l'expression).
Heureusement pour nous Solid State Society évite, un peu, tout celà. Malgré le faux suspense entourant l'identité du Marionnettiste et la nébulosité quelconque de l'intrigue, on ne regrette pas (trop) la première (et interminable) heure. Le final grandiose flattera la patience des fans de mécha.
Dans son pessimisme inhérent au genre, l'animé posera les questions habituelles de l'internet comme no-man's land et nova terra des factions en rupture du pouvoir en place. Pourquoi pas.

