Children of Men (2006)
Director Alfonso Cuarón
Plot:
Cast Clive Owen
Genre Adventure, Drama, Sci-Fi, Thriller
Avis:
Quel serait le rapport à la vie si les hommes/femmes souffraient d'incapacité à procréer? Comment serait considéré la maladie dans un contexte où la vie devient... vitale? Avons nous regarder en face la décision d'une fermeture des frontières? Sous quelles conditions est on légalement immigrés?
Children of Men est une leçon de cinéma d'anticipation.
L'axiome du genre: prendre un fait ou une théorie contemporaine et l'extrapoler, jusqu'à son absurdité pour mieux critiquer, mettre au pied du mur et convaincre.
Children... s'attèle à la fermeture des frontières et l'intégrisme d'une autorité totalitaire face à l'immigration en réponse à l'infertilité des hommes. Comment l'infertilité est liée aux quotas d'immigration?
De manière absurde tout comme la décision de "ne pas subir" une immigration. L'on insère toujours le pouce avant de foutre le reste (voilà pour mon apparté politique, promis, je ne recommencerai plus).
Les couleurs désaturées semi réalistes, le parti pris low tech (en opposition au high tech) et le traitement documentaire de la photographie contribue à restituer un futur pas si proche que ça et au contraire très contemporain. Quel plaisir de se laisser raconter l'univers dans lequel se promène cet ENORME Clive Owen, monstre de charisme british, révélé au grand public par le clinique et ténébreux, Closer (entre adultes consentants).
Il aurait été le comédien briton le plus charismatique, si Gerard Butler n'avait pas tenu le rôle de Léonidas dans 300, si l'on commet l'entorse de considérer l'Ecosse comme partie du Royaume Uni. Allez! entorsons avec joie!
Cuaron, le réalisateur, flatte le spectateur par la subtilité de son script et laisse au contexte le soin de se raconter par des touches impressionnistes: par des inscriptions sur les murs, par des fonds sonores ou par des décors fouillés. Contrairement à Masamune Shirow, le mangaka considéré comme un demi-dieu par les fans d'anticipation, Cuaron ne se sent pas obligé de tout expliquer par des passages encyclopédiques chiants, maladroit, elitistes (comme un bagage indispensable à avoir pour regarder le film) et qui insultent l'intelligence du spectateur. Non, rien de tout ça.
Ici, les plans parlent d'eux même et l'univers se vit et se raconte de lui même. Les plans séquences dont l'effet coup de poing confère une intensité aigue au récit m'ont fait serré mon coussin en poussant des "put*ins..." d'ébahissement. RDV au dernier plan séquence: dans une ville transformée en camp de réfugiés, guerre civile caméra à l'épaule qui ferait passé Black Hawk down pour une promenade de santé.
Un film d'anticipation à la noirceur inhérente aux films du genre, comme je les aime où l'humanité livrée au salaud politique sombre dans un pessimisme abyssale lié à la déception de l'humain. De cette noirceur luit pourtant un espoir. Infime espoir. Si c'est pas beau comme humanisme ça?!!!
Le box office 2006 ne fit pas justice au film. Rattrapez vous en DVD.
(attention la bande annonce spoile à mort).



Quand au rapport entre infertilité et immigration, sache qu'en france, la croissance démographique est de peu croissante, uniquement grace a l'arrivé de famille par l'immigration. Dans certain autre pays, ça en devient catastrophique (japon ...)
C'est quoi ce problème, on arrive plus a faire les bébés ? on a perdu la recette ? ^^ (Comment this)
Justement dans le film, c'est l'inverse de ce que tu décries en France: la croissance démo est faible (nulle) et leur gov. ferme les frontières!
d'où ma question. (Comment this)
Merci de me rappeler de louer le DVD, t'es le meilleur des pense-bête ^^ (Comment this)
mon prochain blog (s'il en est un) s'appellera "Stickynote". (Comment this)
Véritablement, une réussite! (Comment this)